Vincent Rousseau : après la course, la photo

La course a toujours été une passion pour Vincent Rousseau. Ancien champion du monde de semi-marathon, le Montois a remporté quelques belles victoires. Retraité depuis l'âge de 33 ans, il peut se consacrer entièrement à sa passion pour la photographie.

Installé à Jurbise depuis 25 ans, Vincent Rousseau a reçu un bel hommage de la commune qui donné son nom à un parcours de jogging.

Vous n'avez pas choisi de vivre à Jurbise par hasard…

J'ai grandi à Mons et y ai vécu jusqu'à l'âge de 22 ou 23 ans. Je me suis ensuite installé ici car il y avait tout ce qu'il fallait pour bien m'entraîner: la piste au château, un parcours forestier, le golf… Et c'est une région très verte et boisée. Tout est bien géré en ce qui concerne les écoles, la convivialité. Difficile de faire mieux comme endroit!

Comment devient-on coureur professionnel?

J'ai toujours aimé courir. J'ai l'esprit de compétition en moi. Et puis, j'ai eu la chance d'avoir une bonne structure, avec une piste d'athlétisme à l'école Bonne Espérance. À 18 ans, j'ai été champion de Belgique junior. Au début, on ne calcule pas trop, mais c'est une chance de pouvoir faire de sa passion un métier.

Vous aviez un entraîneur?

Je me suis entraîné seul vers la fin de ma carrière. J'ai toujours eu du mal à être dans une structure rigide, avec des horaires d'entraînement. Je courais le matin à jeun pour consommer plus de graisses.

Pourquoi avez-vous pris votre retraite, à 33 ans?

J'ai fait mon dernier marathon à Londres. J'ai eu plusieurs blessures par la suite et quand l'EPO est arrivé, je n'ai plus pu suivre du jour au lendemain. Mais j'ai vécu des moments extraordinaires, notamment grâce au contact avec le public. C'est un des seuls sports qui permet ce contact.

Vous continuez à courir pour le plaisir?

Plus ces dernières années. J'ai notamment été opéré des deux chevilles. La plupart des sportifs ont des séquelles. Je pourrais redémarrer avec un vélo, mais je n'aime pas trop. Il n'y a pas de sensation. Courir est une détente. C'est le sport qui dégage le plus d'endorphines, l'hormone du plaisir.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...