Hommage en mode mineur pour Trésignies
Commémoration à coût réduit pour les cent ans de la mort du caporal. Le héros du 2e Chasseurs à pied ne verra pas son fait d'arme mis en son et lumière.
- Publié le 13-11-2013 à 09h14

Avant la fusion des communes et le départ de son régiment des 2e Chasseurs à pied, la Ville de Charleroi organisait chaque année une reconstitution du drame héroïque dans lequel le caporal Léon Tresignies avait trouvé la mort au Pont Brûlé, à Vilvorde, le 26août 1914.
Cette reconstitution ne sera pas rééditée dans le cadre du centenaire de la Grande guerre, a indiqué l'échevine en charge des Associations patriotiques de Charleroi, Françoise Daspremont (PS). En réponse à une question du chef de groupe Écolo Luc Parmentier au conseil communal, l'échevine a indiqué que la dissolution récente de l'unité et reconduction de ses drapeaux aux musées royaux des armées ne permettait plus une telle initiative.
Le pôle de la mémoire abandonné
Elle aurait pourtant eu du sens. La métropole sambrienne partage en effet de nombreux souvenirs avec sa garnison, présente jusqu'en 1976. Lors de drames civils, ses hommes se sont investis dans l'aide à la population. Ce fut le cas lors d'inondations à la fin des années 60. Si la caserne qui fait face au palais de justice a pris le nom de son héros de 1914, ses bâtiments ont été entièrement reconvertis. Ils accueillent d'une part le Cunic et le Cifop, de l'autre le centre d'entreprise Héraclès dont l'aile va être complètement rénovée. Longtemps, il a été question d'aménager un pôle de la mémoire. Le projet a été abandonné. Il n'y subsiste qu'un musée privé que gère l'Amicale des Chasseurs à pied.
Ses moyens ne lui permettent pas de se lancer dans une reconstitution qui demande un budget considérable, précise l'échevine Daspremont.
Cela se fera donc de manière plus discrète et à moindre coût. À ce stade, rien n'est encore officiellement annoncé.
