Une troisième station Cambio
Depuis hier, une troisième station Cambio est accessible à Charleroi. Et une quatrième voiture agrandit la flotte dela société de carsharing.
- Publié le 18-09-2013 à 06h00

À Charleroi, Cambio poursuit sa politique, si l'on ose dire, des petits pas. Hier, la société de carsharing a mis en service une troisième station réservée à ses voitures partagées. Baptisée "Spirou", elle est localisée à proximité de la station de métro Janson, juste en face de la nouvelle aile du palais de justice. Une troisième station Cambio qui vient donc s'ajouter aux deux autres, situées à proximité de la gare du Sud et à côté du palais des Beaux-Arts. De plus, une quatrième voiture – Citroën C3 - s'ajoute aux trois Volkswagen Polo.
Présent depuis trois ans dans la première métropole wallonne, Cambio continue de s'engager sur Charleroi. Pourtant, si le nombre de réservations et d'utilisateurs ne cesse de croître, il reste modeste : "On compte 90 réservations par mois et une cinquantaine de Carolos ont intégré Cambio dans leurs modes de déplacement, explique Frédéric Van Malleghem, le directeur de Cambio. Ces chiffres montrent qu'il n'y a pas de rejet. Mieux : que le semis a pris."
Prudente financièrement, la petite société, qui compte tout de même une flotte de 600 véhicules dans 28 villes belges, avait les moyens de réinvestir dans le développement du réseau. C'est à Charleroi qu'elle l'a fait en dépit d'un développement plus lent qu'à Namur ou à Liège, par exemple. "Le réseau était-il suffisant à Charleroi? Avec deux stations seulement, j'ai l'impression qu'on se bloquait. Avec une 3e station et une 4e voiture, on étoffe l'offre et on se donne la chance d'attirer de nouveaux utilisateurs."
Pour justifier encore cet investissement, le patron de Cambio observe aussi que tant la sociologie que la démographie des villes dont différentes : "Charleroi, c'est plutôt plusieurs petits centres-ville qu'un hypercentre très dense avec une première et une deuxième couronne. Il est indispensable d'avoir un réseau avec un maillage cohérent."
C'est ce maillage qui a prévalu dans le choix du nouvel emplacement. Par rapport aux deux autres stations Cambio, mais aussi en complémentarité avec les transports en commun, en particulier la station du métro toute proche. "Il faut choisir le lieu dans des quartiers où la dépendance à la voiture n'est pas trop grande", indique Frédéric Van Malleghem.
Pour parler de réussite à Charleroi, le directeur fixe la barre à 200 réservations mensuelles dans les deux ans. Le renouveau de la Ville Basse, avec le projet Rive gauche, pourrait-il être favorable au développement de la société? En tout cas, il se dit ouvert à un débat sur ce que pourrait apporter Cambio à la future mobilité dans cette partie de la ville.
B.W.
