Un sifflet autour du cou pour appeler l'infirmière
Le système d'appel est en panne dans trois chambres du home, "Les Jolis Bois". Les pensionnaires ont dû "jouer aux arbitres" avec les infirmières.
- Publié le 10-08-2013 à 06h00

Vieillissante – ce qui a d'ailleurs invité les autorités de Saint-Georges-sur-Meuse à projeter la construction d'une nouvelle infrastructure – la maison de repos et de soins "Les Jolis Bois" a connu un couac inhabituel, ces derniers jours. Le système d'appel des infirmières est tombé en panne au départ de trois chambres. L'installation, qui date des années 90, avait déjà montré de gros signes de faiblesse, il y a quelques semaines, avant de retrouver toutes ses capacités. Par précaution, le pensionnaire de la chambre la plus sensible au problème s'était vu enregistrer dans son GSM le numéro d'appel du service infirmier.
Le souci s'est représenté de façon plus critique, il y a peu. Inhabituelle, la solution trouvée l'a également été avec, dans un premier temps, la distribution aux 5 pensionnaires concernés d'un sifflet pour pouvoir informer le personnel soignant d'un besoin. "J'ai en effet donné ordre de mettre un sifflet autour du cou de ces personnes, rapporte Annick Sacré, la présidente du CPAS de Saint-Georges-sur-Meuse. Qu'on se comprenne bien, la situation concerne 3 chambres sur les 61 lits que compte la résidence. Ainsi, quand ces personnes voulaient par exemple se lever, elles pouvaient alerter les infirmières par un coup de sifflet. Je sais que cela peut faire sourire. C'était une solution assez cocasse mais efficace. Et il va de soi que le personnel passe plus souvent qu'à l'habitude dans ces trois chambres confrontées à la panne."
Hier vendredi, une nouvelle solution a été trouvée. "On a distribué aux personnes concernées des sonnettes d'alarme pour appeler les infirmières, avec un récepteur qui fonctionne sans souci du rez-de-chaussée au deuxième étage", explique Anny David, la directrice de la maison de repos et de soins. Et ce système sera d'application en attendant que la firme chargée de la réparation trouve les pièces indispensables. "Apparemment, ce n'est pas évident car le système en question date déjà, constate Annick Sacré. Même si nous ne sommes pas un hôpital, le système d'appel des infirmières est important. Mais, nous n'allons quand même pas investir dans un tout nouveau système d'appel alors que la nouvelle maison de repos est en voie de construction. Réparer le nôtre reviendrait à tout recâbler! Cela dit, bien que vieillissante, la résidence actuelle répond toujours aux normes de la Région Wallonne. Nous sommes régulièrement contrôlés."
Pour la présidence du CPAS et la direction de la maison de repos et de soins, il n'y avait rien de choquant à distribuer des sifflets. Et certainement pas lieu d'en faire le foin comme d'autres l'ont tenté… parmi le paysage politique local.
