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Grèce : black-out audiovisuel terroriste, digne d'une dictature

On dira que les journalistes se défendent entre eux et qu'aujourd'hui, ce texte écrit sous le coup de la stupéfaction et de la colère n'est qu'un acte corporatiste au sein du monde des médias. Simple vision d'esprit. Ici, il n'est pas question d'une simple question de solidarité confraternelle mais bien de la dénonciation d'une pure aberration démocratique. La fermeture effective et brutale des télés et radios publiques grecques est un acte inconsidéré, incompatible avec nos démocraties européennes.

Thierry Dupiereux
Grèce : black-out audiovisuel terroriste, digne d’une dictature
Greece State Broadcaster ©Associated Press / Reporters

C'est une information qu'on a du mal à digérer. On a l'impression d'avoir mal entendu. Mal compris. Mais non, les phrases se répètent, allant toujours dans le même sens. Objectivement cela s'écrit comme ceci : "Les chaînes de la radio-télévision publique grecques ont cessé d'émettre peu après 23 heures locales. C'est une décision du gouvernement".

Encore une fois, la fuite en avant observée en Grèce continue de faire des ravages. Et non des moindres. On n'est plus dans le rabotage des salaires, dans les projets de taxes, dans les simples mesures d'économie. Non. Là, on touche un fondement de la démocratie, la liberté d'expression.

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