Vengeance et escroqueries à Pigalle
Le Pigalle des années 50, sans ses escrocs dépourvus de pitié, ne serait pas Pigalle. Antoine, jeune et naïf provincial monté d'Auxerre, va vite s'en rendre compte. Venu pour venger un père poussé au suicide par un certain Robert Mondchamp, maquereau de la pire espèce, il se laissera peu à peu séduire par le monde interlope de la nuit parisienne. De bonnes en mauvaises rencontres, il va se prendre au jeu des arnaques faciles, de la filouterie, sous la sournoise protection de celui qu'il comptait pourtant éliminer d'un coup de poignard…
- Publié le 25-09-2012 à 07h00

Avec Pigalle 62.27, fruit d'une première collaboration entre Jacques Loustal et Jean-Claude Götting, on est en plein roman noir. Un polar à la française, sombre, délicieusement désuet et subtilement découpé tel une œuvre cinématographique d'après-guerre. Couleurs et lumières traduisent, avec pertinence, l'ambiance à la fois crue et nostalgique du Paris des bas-fonds; aux hôtels miteux, aux rues éclairées par les néons grésillants des maisons closes et autres lieux de perditions. Le duo signe ici une bande dessinée efficace et sans longueur, portée par une illustration assez proche de l'épure d'une ligne claire.
"Pigalle 62.27", Loustal/Götting, Casterman, 72p., 15€.
