L'église Saint-Jean prépare sa restauration
L'église Saint-Jean, "écrin" de la messe en wallon des Fêtes de Wallonie, est en piteux état. Un projet de rénovation existe.
- Publié le 11-09-2012 à 10h41

Ici, des barrières interdisent le passage pour cause de risque de chute de dé
bris. Là, des chaises délimitent une zone où le dallage se laisse aller. Des vitraux sont cassés. Les peintures défraîchies. Les Namurois qui assisteront à la messe en wallon, le lundi des Fêtes de Wallonie, le constateront une fois encore: l'église Saint-Jean-Baptiste n'est pas dans un état resplendissant. Et encore, ce n'est là que la partie visible de l'iceberg. "L'église n'est pas sur le point de s'effondrer, mais de nombreux travaux s'imposent tout de même", confirme Jean-Pierre Materne, le président du conseil paroissial.
La réflexion a débuté lorsqu'il a été question de refaire l'installation électrique, très ancienne, de l'église. "Qui dit électricité dit aussi éclairage à repenser, saignées dans les murs et nouvelle peinture sur ceux-ci, explique Luc Maréchal, le président du conseil de fabrique, auquel appartient l'édifice. Nous avons donc désigné un architecte, M. Rouelle, de Ciney, qui a dressé l'état des lieux du bâtiment. On s'est rendu compte que les travaux étaient plus importants qu'imaginés au départ."
Deux chantiers impératifs
Est apparu un problème majeur: Saint-Jean connaît un lourd souci de stabilité. "Sur le flanc côté Ratintot, il y a un dévers qui s'accentue avec le temps, explique Luc Maréchal. Le danger n'est pas imminent, mais on ne peut plus attendre des années avant d'intervenir. Des techniques existent pour résoudre le problème, mais cela nécessitera des travaux lourds et un gros travail d'ingénieurs." Une première étude géotechnique a été menée, pour près de 3000€.
Autre difficulté sérieuse, qui appelle une solution urgente: la lanterne sud. "Cette lanterne, du côté droit, risque de tomber dans l'église, elle n'est plus bien supportée par les poutres", indique Luc Maréchal. Le Cellule de maintenance du patrimoine de la Région wallonne a été sollicitée. Les travaux sont estimés à 14 000€ et devraient être réalisés encore cette année.
Ces deux chantiers sont impératifs, incontournables pour le maintien de l'édifice. Bien que moins vitales, d'autres améliorations s'imposent, explique Luc Maréchal. "Il faut revoir le système de chauffage, l'électricité, les toitures, refaire les peintures, restaurer les vitraux, remodeler l'ambiance générale de l'église et l'aménagement de la sacristie et de la cour…"
Cette restauration complète de l'édifice fait l'objet d'une demande de certificat de patrimoine, préalable au dépôt de permis d'urbanisme. "La procédure est en cours, on a déjà eu dix réunions, on espère la voir aboutir à la mi-2013", indique Luc Maréchal.
