Le non-cumul chez Ecolo a coûté une fortune au contribuable selon le FDF De Bock
Le non-cumul des mandats imposé par Ecolo à ses membres est vertueux sur le plan, des principes, mais il a jusqu'ici coûté une fortune aux contribuables, a affirmé ce vendredi le député bruxellois Emmanuel De Bock.
- Publié le 09-03-2012 à 18h41

Pour lui, il est impératif de supprimer les indemnités de sortie sur base volontaire, d'autant que l'on pervertit le système, l'électeur élisant des députés "en particulier chez Ecolo" qui n'assument que des demi-mandats.
Selon lui, lorsqu'un député abandonne son mandat en cours de législature, il perçoit une indemnité de sortie d'un mois par mois presté, avec un plafonnement à 12 mois d'indemnités.
Toujours d'après Emmanuel De Bock, le passage éclair de Sarah Turine au parlement bruxellois en 2009, avant son accession à la co-présidence d'Ecolo en décembre, s'est soldé par 6 mois d'indemnités soit au moins 30.000 euros.
"Et Jean-Michel Javaux, quittant en 2003 le Parlement Wallon un an avant-terme, avait-il renoncé à un an d'indemnités? ", a-t-il demandé.
Pour Emmanuel De Bock, il serait intéressant d'avoir une transparence sur les indemnités et les avantages (frais+mises à disposition de personnel) que les nombreux changements intervenus chez les Verts ont engendré depuis les années '90.
"Et il n'y a pas que les indemnités de sortie des députés. Chaque ministre sortant a bénéficié d'indemnités de sortie, mais aussi un véhicule, deux collaborateurs temps plein. Les ministres Ecolo ont-ils renoncé aussi à leurs collaborateurs et indemnités de sortie de ministres? ", a-t-il interrogé.
