"Nous avons de la matière grise : c'est notre force"
- Publié le 08-12-2011 à 07h00

Bertrand Hespel, vous êtes le doyen de la faculté des sciences. C'est à elle que cette nouvelle extension en construction est destinée…
Nous en sommes évidemment heureux. Il est vrai que la faculté se porte bien: avec 1 200 étudiants inscrits, nous représentons plus d'un cinquième de l'ensemble de la population de l'université namuroise. La nouvelle implantation permettra en outre de faire se côtoyer sur un même site des chercheurs et étudiants qui travaillent dans des disciplines diverses. Nous rapatrions par exemple les mathématiciens, ce qui va augmenter l'interdisciplinarité au sein de la faculté. Nous y avons énormément de matière grise, c'est notre force.
Une université qui grandit dans ses murs, c'est une université qui vit…
Oui, et nous voulons aussi par cela attirer l'attention de la communauté française, du pays et de l'ensemble de l'Europe sur l'originalité de nos masters.
Quelle est-elle ?
Nous occupons des niches spécifiques. Comme par exemple dans nos mathématiques pures mais également appliquées, avec le travail de nos chercheurs sur la modélisation de phénomènes types ou le développement d'algorithmes. Comme aussi, en section physique, avec les interactions entre matières et rayonnement. Faut-il également rappeler que le domaine des nanotechnologies a été un champ de recherche où l'université de Namur a été pionnière ?
Tout ce travail est reconnu. Pourquoi n'est-il pas suffisamment entendu ?
Parce que les chercheurs et les gens de science en général ont les défauts de leur qualité: les gens sérieux ont du mal à communiquer et à faire savoir ce qu'ils font.¦ C.F.
