Objectif : contrer la concurrence de l'Esplanade à Louvain-La-Neuve
Pourquoi un centre commercial dans le quartier de la gare ? L'idée, explique l'échevine du commerce Anne Barzin, est le résultat d'une étude de "schéma de développement commercial de l'arrondissement de Namur" réalisée en mars dernier par le bureau Augéo, ainsi qu'une autre étude réalisée par le bureau Segefa.
- Publié le 19-11-2011 à 07h00

Qu'y lit-on ? Que Namur souffre aujourd'hui de la concurrence du centre commercial L'Esplanade de Louvain-la-Neuve, et aussi, dans une moindre mesure, d'autres pôles comme Charleroi, Liège, voire Messancy. Il faut récupérer ces clients perdus, voire en attirer d'autres.
L'hyper-centre de Namur aujourd'hui (l'axe rue de l'Ange-de Fer, le quartier des Carmes, le piétonnier), c'est 400 commerces, pour une surface de vente de 50 000 mètres carrés. Si certains secteurs sont bien représentés (l'équipement de la personne, les loisirs, l'horeca), d'autres le sont trop peu, comme l'alimentaire ou l'équipement de la maison. Certaines enseignes ayant besoin de grandes surfaces n'y trouvent pas place.
Or, le haut de la ville a particulièrement besoin d'être boosté.
D'où ce projet d'offrir 23 000m2 supplémentaires de surface de vente.
Trois écueils devront être évités.
1. Éviter un centre fermé sur lui-même (comme à Louvain-la-Neuve). Et assurer au contraire une "porosité", à savoir encourager le client à passer du centre commercial à la rue de Fer et vice-versa. Pour cela, on veillera à:
– prévoirdeux entrées principales à la galerie, une donnant sur l'avenue de la Gare, l'autre sur la rue Borgnet, afin de permettre un va-et-vient ;
– encourager les nouveaux commerces à avoir deux entrées, une sur l'atrium central de la galerie, l'autre sur les rues qui l'entourent.
2. Éviter un déménagement des magasins actuels du centre vers la galerie. Un quota sera imposé: le nouveau centre ne pourra accueillir qu'au maximum 10% de commerces existants
3. Éviter ces commerces concurrençant trop directement ceux existant dans les environs. Pour cela, on privilégiera les surfaces assez grandes: 55% de la surface sera réservée à des commerces moyens ou grands, à savoir de 400 à 4 000m2. Invité de choix: la Fnac, attendue impatiemment, et qui pourrait prendre 3 500m2.
Le nouveau centre veut attirer de préférence les commerces "moyen à haut de gamme". Aujourd'hui, à l'exception de la rue Saint-Jacques, Namur présente surtout des commerces "moyen à bas de gamme". La clientèle suivra-t-elle, malgré la crise qui touche le pouvoir d'achat ? Le promoteur le croit, et le collège aussi. ¦
J.-F.P.
