Suppression de trains: une répartition "au détriment des francophones" selon Olivier Chastel
Le président de la fédération MR du Hainaut Olivier Chastel monte au créneau. Il réclame une révision du plan de restructuration de la SNCB. Trop de trains sont supprimés dans le Hainaut selon lui.
- Publié le 19-10-2011 à 18h39

Olivier Chastel demande donc une révision du plan de restructuration de la SNCB. Celui-ci prévoit la suppression de 193 trains dont 57 pour la seule province du Hainaut.
"Le constat est sans appel, alors que les investissements sont répartis selon une clé en 60/40 entre la Flandre et la Wallonie, les suppressions de trains suivent une répartition 70/30 au détriment des francophones, Wallons et Bruxellois", note un communiqué du MR.
"Le Hainaut est fortement touché par cette restructuration. Rien que pour cette province, 57 trains sont supprimés, soit près d'un train sur 4", déplore Olivier Chastel. "C'est surtout la Belgique qui se lève tôt, qui est concernée par ce plan à l'heure où nous prônons l'utilisation des transports en commun", ajoute-t-il.
Le communiqué relève encore qu'il "est facile de faire des économies sur le dos des usagers après avoir financé des projets pharaoniques comme les gares de certaines grandes villes".
Il rappelle que chaque année, la SNCB reçoit les trois quarts de ce qui a permis de sauver Dexia Banque Belgique. Les salaires des dirigeants de cette entreprise publique sont selon le MR injustifiés: les 3 CEO gagnent 1,5 millions euros brut par an.
En conclusion, le MR relève que 137 trains "francophones" sont supprimés sur un total de 193. Si on enlève les trains qui relient Bruxelles à la Flandre, cela revient à 109 trains sur 193, dont 57 pour le seul Hainaut.
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Belga
