Christie Morreale estime que le baromètre Covid est difficile à mettre en place: "L’épidémie nous surprend systématiquement" (vidéo)

La ministre wallonne de la Santé était l’invitée de DH Radio ce jeudi matin, Christie Morreale a notamment évoqué le baromètre coronavirus.

Christie Morreale estime que le baromètre Covid est difficile à mettre en place: "L’épidémie nous surprend systématiquement" (vidéo)

Ce vendredi, le Comité de concertation se réunit à nouveau pour faire le point sur l'évolution de l'épidémie en Belgique. Sur la table des négociations, notamment, le fameux "baromètre corona", censé apporter davantage de prévisibilité aux secteurs impactés par la crise.

Pour la ministre wallonne de la Santé, invitée dans "Il faut qu’on parle" chez nos confrères de DH Radio, ce baromètre est "un exercice difficile" à mettre en place. "C’est bien d’avoir une prévisibilité et de se dire que si on est confrontés à une nouvelle vague, on actionne automatiquement certaines mesures à partir d’un certain seuil d’hospitalisations", se réjouit Christie Morreale. "Néanmoins, on voit que l’épidémie nous surprend systématiquement parce que, elle, elle n’attend pas la prévisibilité. On ne sait pas si on aura encore un nouveau variant et quelle en sera la nature", nuance la socialiste. "Donc les mesures ne seront pas formatées, ce n’est pas du ‘100% sûr’".

La ministre rappelle également que le fédéral et les entités fédérées auront toujours le dernier mot dans la prise de décisions: "Le baromètre n’est pas un outil sacro-saint: c’est un outil de référence mais ce n’est pas automatiquement ça qui devra être appliqué. Il va falloir s’adapter à l’épidémie", tranche la socialiste.

Si la culture, l’Horeca ou encore le sport devaient être concernés par ce baromètre, les écoles, elles, seront épargnées. "On a toujours considéré que, dans une société démocratique, l’école devait être le dernier lieu qu’on devait fermer qu’on devait les préserver", justifie la ministre, qui précise également qu’au vu de la faible couverture vaccinale chez les enfants, les écoles resteront forcément un lieu où le virus circulera.