Scènes surréalistes à Roland-Garros: conspué par le public pour avoir sorti le dernier français, Fritz ne peut pas en placer une (vidéo)

Des images qui ternissent un peu l'image lisse du tennis.

La Rédaction
US Taylor Fritz gestures after winning against France's Arthur Rinderknech at the end of their men's singles match on day five of the Roland-Garros Open tennis tournament at the Court Suzanne-Lenglen in Paris on June 1, 2023. (Photo by Anne-Christine POUJOULAT / AFP)
Photo by Anne-Christine POUJOULAT / AFP) ©AFP or licensors

Fritz a douché les derniers espoirs français. S'il y en avait encore un tant soit peu d'ailleurs. L'Américain a sorti Arthur Rinderknech, dernier tricolore en lice, ce jeudi soir en quatre sets (2-6, 6-4, 6-3, 6-4). Une défaite pour le joueur de 27 ans qui n'a rien d'étonnant face à la tête de série numéro neuf. Mais elle n'a pas plu du tout au public français acquis à la cause de son poulain. "Même si je ne connais pas cette sensation, j'ai eu l'impression de jouer un match de Coupe Davis à l'ancienne", a d'ailleurs reconnu le Français après coup.

Après la rencontre, l'Américain a été véritablement conspué par le public du Suzanne-Lenglen. De quoi rendre impossible ou presque son interview d'après match. Agacé par le comportement du public, il n'a pas hésité à pointer un doigt sur sa bouche pour faire mine de se taire. Ce qui a engendré une bronca encore plus forte à son encontre.

Face à Marion Bartolli, il n'a pas pu placer un mot si ce n'est un ironique: "I love you guys". Comprenez, "je vous aime les gars". Après plusieurs minutes surréalistes, il a encore ajouté que la foule avait été "franchement incroyable", toujours aussi ironique. "Ils ont réussi à allumer quelque chose en moi, ils m'ont tellement soutenu que j'étais obligé de gagner". Fritz a ensuite quitté le court et a refusé les traditionnelles interviews d'après match.

De son côté, Rinderknech admet avoir plutôt goutté à cette grosse ambiance. "Je suis plutôt pour d'avoir cette ambiance foot européen", a-t-il commencé. "C'était presque exactement ça. Le stade était plus petit, mais les Australiens étaient bien plus bourrés que les Français ce soir. Je n'étais pas du côté de Fritz ce soir pour entendre si on lui glissait des petits mots doux aux abords des tribunes, comme ça avait été le cas pour moi".

Pour le Français, qui était du bon côté de la barrière, ces scènes ne l'ont absolument pas choqué. "Une partie de mon parcours, ce sont les facs USA, avec des rencontres assez chaudes où le public interagit parfois pendant les points. Je vous laisse imaginer si c'était le cas ici. Ça pouvait rendre le match un peu fou. […] Du moment que durant le point, c'est respecté et que les gens ne crient pas des fautes ou autre. Je suis plutôt pour, ça rend le sport meilleur"

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