Masters 1000 de Rome: «C’est une douleur qui va et qui vient. Parfois plus forte, parfois moins. Aujourd’hui, c’était fou», confie Nadal

Éliminé dès les 1/8e de finale du tournoi de Rome, Rafael Nadal (ATP 4) a expliqué avoir eu « de nouveau très mal au pied » face au Canadien Denis Shapovalov.

Rafael Nadal doit composer avec cette blessure.
Rafael Nadal doit composer avec cette blessure. ©Photo News
Belga

Il a serré les dents pour ne pas abandonner, mais la messe était dite dès le début du troisième set: Rafael Nadal, incapable de bouger normalement en raison d’une douleur chronique au pied, a été éliminé jeudi en 8es de finales à Rome à dix jours de Roland-Garros.

"C’est une douleur qui va et qui vient. Parfois plus forte, parfois moins. Aujourd’hui, c’était fou", a expliqué l’Espagnol après sa défaite face au Canadien Denis Shapovalov (16e mondial) 1-6, 7-5, 6-2.

Il souffre d’une douleur chronique et incurable au pied (syndrome de Muller-Weiss) qui l’avait obligé l’an dernier à mettre un terme à sa saison dès le mois d’août. Il n’était revenu à la compétition qu’en janvier pour remporter l’Open d’Australie et porter à 21 le record de titres en Grand Chelem.

En mars, le Majorquin s’était de nouveau blessé, à une côte en demi-finales à Indian Wells. Il n’était revenu sur le circuit qu’à Madrid où il s’était incliné en quarts face au futur lauréat Carlos Alcaraz.

Mais à Rome, il a eu "de nouveau très mal au pied".

"Je ne me suis pas blessé, je suis un joueur qui vit avec cette blessure. Il n’y a rien de nouveau. C’est là...", a-t-il insisté.

"Je ne sais pas si je dois me reposer ou m’entraîner. Mais j’ai toujours un objectif dans une semaine et quelques jours. Je vais rêver de cet objectif", a-t-il assuré en référence à Roland-Garros (22 mai-5 juin) où il espère se battre pour un 14e trophée.

"Aujourd’hui, je ne pouvais pas jouer. Mais peut-être que dans deux jours ça ira mieux. A Roland-Garros, j’aurai mon médecin avec moi. Ca peut aider", a-t-il conclu.

Djokovic solide

C’est donc Shapovalov qui affrontera le Norvégien Casper Ruud (10e) pour tenter de se hisser dans le dernier carré, peut-être contre Novak Djokovic.

Ce dernier s’est montré très solide jeudi pour écarter le revenant Stan Wawrinka.

Par le passé, Djokovic et Wawrinka ont disputé des parties mémorables. Aujourd’hui le Serbe est N.1 tandis que le Suisse est retombé au 361e rang de l’ATP et tente de revenir à son meilleur niveau après plus d’un an d’inactivité pour soigner une blessure à un pied.

Et la différence sur le court a été flagrante. Wawrinka (37 ans) a bien réussi -ou obligé son adversaire à réussir- quelques grands coups de tennis, mais pas de quoi cependant inquiéter Djokovic qui s’est imposé 6-2, 6-2.

"J’ai été solide, très discipliné du début à la fin, je l’ai fait bouger. On voit bien qu’il ne se déplace pas comme avant, il est plus lent", a analysé Djokovic.

Lui-même en manque de matchs avant de défendre son titre à Roland-Garros, le N. 1 mondial s’est montré très solide au service et au retour, ainsi que physiquement et tactiquement dans de meilleures dispositions qu’à Monte-Carlo (éliminé d’entrée) et Belgrade (finaliste).

Wawrinka ne lui a cependant pas offert une opposition suffisante pour jauger s’il avait encore progressé par rapport à Madrid la semaine dernière où il avait été éliminé en demies 6-7, 7-5, 7-6 par Alcaraz.

Coaché par Toni

Vendredi en quarts à Rome, cependant, le test sera plus probant face au Canadien Félix Auger-Aliassime (9e) qui a battu l’Américain Marcos Giron (60e) 6-3, 6-2.

"La terre battue n’est pas sa surface favorite. Mais depuis deux ans il travaille avec Toni Nadal qui l’a évidemment fait progresser sur cette surface", a souligné Djokovic à propos de son prochain adversaire qui s’est attaché les services de l’oncle de Rafa.

En cas de défaite face au Canadien, Djokovic qui avait perdu en finale l’an dernier, cèderait sa place de N.1 mondial à Daniil Medvedev pourtant absent à Rome.

Alexander Zverev et Stefanos Tsistipas seront également au rendez-vous des quarts.

Tsitsipas lâche un set

L’Allemand (3e) a écarté l’Australien Alex De Minaur 6-3, 7-6 (7/5) et affrontera vendredi le Chilien Christian Garin (45e) qui s’est défait du Croate Marin Cilic (23e) 6-3, 4-6, 6-4.

Zverev avait remporté à Rome en 2017 le premier grand titre de sa carrière en battant en finale Djokovic. L’année suivante, il avait été battu en finale par Nadal, celui-là même qui l’avait battu en quarts l’an dernier.

Quant à Tsitsipas, il a mis un set à se régler jeudi avant de dérouler pour dominer le Russe Karen Khachanov (24e) 4-6, 6-0, 6-3.

Le Grec (5e) affrontera le héros local Jannik Sinner (13e) qui s’est défait du Serbe Filip Krajinovic (54e) 6-2, 7-6 (8/6).

Dans le tableau féminin, la journée a été tranquille pour les favorites avec des qualifications faciles d’Iga Swiatek, Aryna Sabalenka, Ons Jabeur ou encore Maria Sakkari.

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