En quête de nouveaux coins pour vous entraîner? Découvrez là où nos athlètes aiment faire leurs sorties

Plusieurs athlètes de notre paysage running nous ont partagé leurs lieux favoris pour aller s’entraîner. Dans leur région, loin des projecteurs des compétitions. Histoire, aussi, de vous donner quelques idées.

En quête de nouveaux coins pour vous entraîner? Découvrez là où nos athlètes aiment faire leurs sorties
La Rédaction

Pierre Denays, sur les terrains souples du Tournaisis

Le kiné tournaisien Pierre Denays, qui l’an passé a couru le marathon d’Enschede (P-B) en 2h 15.59 et qui visait une qualification pour le Jeux, s’entraîne principalement près de chez lui. “En sortant de chez moi, non loin de la gare, je longe les parcs tournaisiens (plaine de Bozière, les Bastions…) pour aller courir sur un chouette chemin de terre de 2 km entre les Bastions et le pont de Vaulx, le long de l’Escaut… C’est vraiment agréable!

J’essaye régulièrement de privilégier les terrains souples car c’est meilleur pour les articulations.J’aime aussi m’entraîner au bois de la Rusta et sur le tour extérieur de la piste en schiste (500 m) ainsi qu’au bois de Bon Secours, dans la forêt de Stambruges et, de l’autre côté de la frontière, près des étangs de Chabaudt-Latour à Condé-sur-Escaut.”L. D.

Mehdi Lahbib: "Des coins magnfiques près de Chimay"

Chimay est un paradis pour tous les amateurs de course à pied et de trail. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si le Guérit, le challenge qui s’y déroule chaque année, est surnommé le mini-Delhalle. La région, Mehdi Lahbib, qui réside à Seloignes et qui fut champion de Belgique de sa catégorie en cross-country en 2020, la connaît comme sa poche. “Nous avons la chance d’avoir des coins magnifiques pour s’entraîner. Il y a le bois de Blaimont où ça monte et ça descend sans cesse et qui offre des vues imprenables sur de beaux paysages”

, ajoute celui qui s’est classé 8e des 20 Km de Bruxelles en 2019 et qui affiche un chrono de 30.10 sur 10 km comme meilleure performance.“J’apprécie également courir sur une portion du Ravel reliant Momignies à Chimay.C’est idéal pour travailler ma vitesse car ce ne sont quasiment que des lignes droiteset c’est tout plat. Et puis nous avons deux belles pistes d’athlétisme à 10 km l’une de l’autre, à Cul-des-Sarts et Chimay. Malheureusement, elles ne sont pas très fréquentées… De temps en temps, il m’arrive aussi d’aller au barrage du Ry de Rome.”G. Br.

François Rouchet: de la Mehaigne au Condroz

C’est en s’installant à Moha (Wanze), il y a 8 ans, que François Rouchet s’est véritablement mis au running. Étonnant, quand on sait que le garçon est originaire de Theux, lieu idéal pour la pratique du trail, qui est rapidement devenu sa discipline de prédilection. “À Moha, c’est vrai que je suis dans une zone de transition, entre le dénivelé qu’on retrouve de l’autre côté de la Meuse, vers le Condroz, et la Hesbaye, où j’évite généralement d’aller courir, explique-t-il. C’est un entre-deux légèrement vallonné, où on alterne entre chemin et route.”

Au pied du Château féodal, François a néanmoins trouvé un tracé de prédilection avec la “Promenade de la Pierre”, parcours balisé de 8 kilomètres, qui passe par les carrières et le Bois de Moha, en longeant par moments la Mehaigne. “On peut facilement allonger le parcours en poussant vers Longpré ou Huccorgne.

Je connais le moindre caillou du parcours, et pourtant je ne m’en lasse pas, car j’y vois les saisons évoluer.”

Pour trouver un dénivelé plus sérieux, il faut toutefois traverser la Meuse. “Là, il y a un terrain de jeu sympa. Tous les mardis, je cours de ce côté, avec un groupe qui s’appelle les Sangliers du mardi. On fait une vingtaine de kilomètres, entre Huy, Bois-et-Borsu, Havelange et Somme-Leuze.”L. M.

Wavre, un terrain propice et varié pour Denis Galerin

Dans les sommets des classements des courses en Brabant wallon, le Wavrien Denis Galerin apprécie particulièrement courir dans sa région. “Je cours par facilité près de chez moi, mais aussi car le terrain y est varié et propice! La ferme de l’Hosté, le golf de la Bawette, le bois de Baumont ou encore le Grand Tour, sans oublier les côtes du côté de Louvranges et le bois de Lauzelle. Il y a du dénivelé, pas mal de bois, c’est également bien exposé au vent, ce qui n’est jamais négligeable, sachant également que je n’aime pas les longues lignes droites…”L. S.

Amaury Paquet, le Ravel pour courir sur du plat

Vainqueur de l’édition 2021 des 20 Km de Bruxelles, le Charneutois Amaury Paquet est un adepte des terrains plats, surtout lorsqu’il effectue une préparation marathon. “Souvent, je m’entraîne sur le Ravel entre Berneau (Dalhem) et Maastricht en passant par Visé. C’est bien pour les longues sorties et c’est un trajet que je connais par cœur.”G. Br.

Courir à Virton avec Nicolas NavetTrois fois par semaine, le Gaumais Nicolas Navet s’entraîne dans les bois de la Vallée de Rabais, à deux pas de chez lui et de Virton. “C’est très grand, et le terrain se prête à tous les coureurs. Celui qui veut courir sur des portions roulantes peut longer le lac et les rivières. Celui qui souhaite travailler sa technique et trouver du dénivelé en a aussi pour son compte.” Avec Distance Running Project, le groupe d’entraînement de Justin Mahieu, il rejoint également deux fois par semaine la piste d’athlétisme de Saint-Mard. “À proximité, il y a une piste de copeaux sur laquelle on court aussi. Celle-ci est plate, et longue de 1 km, avec un repère tous les 100 m. Les copeaux amortissent les chocs. En tant que kiné, il n’est pas rare que j’y envoie des patients en phase de rééducation. Toujours avec le Distance Running Project, on fait aussi une sortie longue chaque dimanche au départ du domicile d’un membre du groupe, pour varier les plaisirs.”B. Gu.

Bois-de-Villers, le formidable terrain de jeu d'Anne Seutin

Anne Seutin est assurément l’une des athlètes en forme du moment. De “l’As de Pic” qu’elle remporta haut la main à l’ultra-trail (2e du 50 km de l’Ultra-trail de la Sibérie) en passant par le cross-country (championne provinciale et vice-championne francophone), tout semble lui réussir. Cette maman, 45 ans depuis quelques jours, est une “femme des bois”. “J’habite à Bois-de-Villers. Les bois du village de Bois-de-Villers, Profondeville, Arbre ou encore Malonne sont donc mes jardins d’entraînement. Je suis sensible aux superbes points de vue, qui évoluent et changent à chaque saison.”

Quand le temps ne lui manque pas, Anne et sa copine d’entraînement, Caroline De Man, partent à la découverte des villages avoisinants grâce aux marches Adeps, qu’elles parcourent en courant. “

Le but est de ne pas trop s’éloigner de la maison, pour rentabiliser au maximum la journée et ne pas perdre trop de temps dans les déplacements.”A. G.