Dakar : Audi sort la tête de l’eau

Au bord de la mer Rouge, la marque allemande confirme ses prétentions.

Martin Businaro
 Après le prologue remporté par Ekström, Sainz a cueilli la première étape du Dakar 2023.
Après le prologue remporté par Ekström, Sainz a cueilli la première étape du Dakar 2023. ©afp

Après une première année où les RS-Q fonctionnant grâce à la fée électrique ont essuyé les maladies de jeunesse, Audi a bien démontré qu’elle faisait office d’épouvantail pour cette nouvelle édition du Dakar. Et pour cause parce que la nouvelle mouture du bolide aux anneaux, copieusement revu par rapport à il y a 12 mois, effraie ses adversaires. Nombreux sont ceux qui craignent en effet de voir les buggys allemands parader en Arabie saoudite cette année grâce à une Balance de Performances penchant à leur faveur. Tout le monde sait que la firme d’Ingolstadt ne vient jamais en compétition pour faire dans la demi-mesure et il semble que cette fois-ci, toutes les planètes soient alignées pour voir les quatre anneaux triompher sur le Dakar, histoire d’accrocher une nouvelle corde à leur arc avant de mettre le cap sur la F1.

Toujours est-il que les Audi marchent sur l’eau en bord de Mer rouge après un jour et demi de compétition. Après le prologue enlevé par le caméléon suédois Mattias Ekström, Carlos Sainz a enlevé la première vraie étape dans la caillasse longeant le grand bleu. Ce qui n’est guère une surprise, tant le Matador est remonté comme une pendule à l’idée de faire triompher Audi après avoir fait gagner le cousin Volkswagen plus de dix ans plus tôt. En retrait en début de spéciale, l’Espagnol a fait preuve de panache pour planter une première banderille sur ce Dakar 2023. "Tout s’est bien passé hormis une crevaison en début de spéciale et le fait que je me sois méfié par la suite des pierres", admet Sainz. "Le reste de la spéciale s’est déroulé sans encombre, la voiture a bien fonctionné. On verra quelle stratégie on va adopter pour la suite."

Mais Sainz devra se méfier d’un ailier qui pourrait rappeler pourquoi il est à l’aise dans toutes les disciplines. Mattias Ekström a visiblement compris le mode d’emploi du rallye-raid et il viendra assurément chatouiller son aîné au cours des prochains jours et se battre pour la victoire. Pour preuve, le Scandinave a longtemps mené la première étape avant de lâcher prise. Prometteur.

En attendant, la principale menace de Sainz est Sébastien Loeb qui, lui aussi, est dans l’expectative avant d’amorcer les étapes les plus coriaces de cette première semaine. "Globalement c’était une belle spéciale, avec au départ de grosses pierres tout de même, donc nous avons fait attention pour ne pas subir de crevaisons", indique le pilote de Fabian Lurquin, deuxième dimanche. "Donc j’ai roulé assez cool à ce moment-là, puis on a augmenté le rythme au fur et à mesure. On a dû perdre une petite minute en navigation, mais pas grand-chose, donc c’était une bonne spéciale pour nous. Mardi, nous serons deuxièmes sur la route, ce n’est pas forcément une très bonne position pour attaquer, mais on fera au mieux."

Côté belge, on notera par ailleurs la belle deuxième place en classe T3 de Guillaume de Mévius qui a, lui aussi, longtemps mené. À coup sûr, on pourrait voir plus d’un belge sur la plus haute marche du podium du Dakar dans deux semaines…

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