Le 5e tour final fut enfin le bon

Jonathan D’Ostilio et le tour final, c’est loin d’être une grande histoire d’amour. Entre déception et joie, son cœur balance.

David Dessouroux

À deux reprises, Jonathan D'Ostilio est passé à nonante minutes d'une montée en Division 1. Le 27 avril 2014, tout d'abord. Le Kuipje de Westerlo était en effervescence ce jour-là pour un match couperet. Gare au vaincu. Las pour les Pandas, Molenberghs glaçait les espoirs eupenois de retrouver une Division 1 que le club germanophone n'avait connu jusque-là qu'une seule saison (2010-2011) dans son histoire. « On savait que cela allait être difficile face à une équipe qui avait connu précédemment de belles années en D1, rembobine le Crisnéen. Après dix-sept minutes, notre gardien Jonas Deumeland provoque un penalty et se fait exclure (NDLR: Westerlo était lui-même déjà réduit à dix à ce moment-là). Hendrik Van Crombrugge, tout juste monté au jeu, l'arrête. Mais bon, on connaît la suite…», souffle l'arrière gauche, pour qui la non-montée la saison suivante a encore été plus difficile à avaler. «On recevait OHL lors du dernier match du tour final. Eux avaient seulement besoin d'un point alors que nous devions absolument gagner. Avec 6 ou 7000 supporters au Kehrweg, il y avait une ambiance de dingue, je n'avais jamais vu notre stade aussi rempli. Mais, encore une fois, on est battu 0-1. La fête prévue était gâchée.»