"S’ils doivent m’appeler coach ou Thomas? Bonne question"

Vermaelen a fait forte impression pendant ses cours d’entraîneur. "Je suis un perfectionniste."

Y.T.
"S’ils doivent m’appeler coach ou Thomas? Bonne question"
©BELGA

Thomas Vermaelen, T2 des Diables. C’est une réalité à laquelle il faudra s’habituer. "Visiblement, j’ai un profil qui intéressait Roberto Martinez, dit l’ancien défenseur. Quand j’ai décidé d’arrêter, il m’a aussitôt contacté. Je n’ai pas arrêté le foot pour devenir coach, hein… Mais je lui suis très reconnaissant de me donner l’opportunité. C’est un scénario idéal pour le début de ma deuxième carrière."

Vous avez fait forte impression pendant vos cours d’entraîneur. Surtout les entraînements que vous donniez aux U21 de Vissel Kobe, avec un interprète.

Il paraît, oui. Ce n’était pourtant pas évident de tout faire traduire. J’ai utilisé mes expériences de joueur pour faire cet entraînement. Je suis un perfectionniste. Et j’avais le temps de préparer la séance, vu le Covid.

Quel style de coach allez-vous être? Il paraît que vous disiez peu en tant que capitaine, mais que tout le monde écoutait quand vous leviez la voix. Vous aviez de l’autorité.

Je ne vais pas frapper sur la table ou gueuler dans le vestiaire. Je veux apporter mon expérience de façon positive.

À la Wenger?

Je ne vais pas copier un seul entraîneur. Et je ne pense pas encore à une carrière de T1. Mais j’essaierai de retenir les points forts de plusieurs ex-coachs. Il y a Wenger, mais aussi Luis Enrique, Spalletti… Puis, il y a des adjoints qui travaillaient dans l’ombre, comme Steve Bould, qui s’occupait des défenseurs à Arsenal. Et Roberto Martinez évidemment. Pour sa connaissance du foot mais aussi pour sa gestion d’un groupe.

Vous allez plus vous occuper de l’aspect défensif?

Oui. Thierry (Henry) s’occupe des attaquants. Quand je regarde des matchs, je me concentre surtout sur les défenseurs. Je vais voyager pour voir des matchs dans les stades, mais je regarde aussi des matchs à la télé ou sur mon ordinateur.

La défense ne risque pas d’être notre point faible au Qatar?

C’est ce qu’on pensait aussi avant l’Euro (rires). C’est normal qu’on se pose des questions, vu qu’il y a des jeunes qui frappent à la porte. C’est un facteur inconnu. On a Jan (Vertonghen), Toby (Alderweireld), Jason (Denayer) et Dedryck (Boyata) sur lesquels on peut compter. Mais je dois dire que je suis impressionné par des gars comme Faes et Theate. Quand je compare leur situation à la mienne à leur âge, je ne vois pas de grande différence. Ils peuvent aussi percer.

Quelle doit être notre ambition à la Coupe du monde, coach Vermaelen?

Il faut avoir l’ambition de vouloir la gagner. Je ne vais pas dire qu’on se contente des quarts de finale. Bien sûr que c’est possible de gagner, vu que c’est un tournoi. Il faut que tous les paramètres soient en notre faveur, ce qui n’était pas le cas à l’Euro.

Les joueurs doivent-ils vous appeler coach?

(après un silence) Bonne question! Je n’y avais pas encore réfléchi. Je suppose qu’ils vont dire coach sur le terrain et Thomas en dehors. Quoique… Le T2 Maloney, on l’appelait aussi Shaun sur le terrain. Bien sûr que ma collaboration avec Jan et Toby sera différente que celle avec les jeunes. Je ne dois plus dire à Jan et Toby ce qu’ils doivent faire.

Quitterez-vous votre poste après le Mondial si Martinez s’en va?

En principe, oui. J’ai signé pour 10 mois. On verra bien par après…