Comment Charleroi a activé le mode "chien de la casse" contre Anderlecht

Sur internet, quand on tape « chien de la casse », on trouve la définition suivante  : « Personne ou être vindicatif, peu scrupuleux ou agressif dont les fins justifient les moyens employés ». Un qualitatif déjà utilisé à l’époque à Charleroi par Francis N’Ganga et qui colle parfaitement à la prestation des Zèbres, ce dimanche à Anderlecht. Ils étaient dans le dur ces dernières semaines, restaient sur deux défaites avec six buts encaissés et voyaient clairement la pression augmenter. Ils se savaient dans l’obligation de revenir avec quelque chose du Lotto Park. Alors ils sont repartis de la base. Ils ont accepté d’être moins beaux, moins audacieux, moins ambitieux. Ou autrement. Ils ont laissé la possession au RSCA, ont positionné un bloc nettement plus bas qu’habituellement et misé presque exclusivement sur des reconversions. En bleu de travail, ils ont serré les boulons défensifs, tous ensemble, quitte à ne pratiquement rien proposer offensivement. Un premier tir cadré à la 63e minute, juste avant le but de Morioka. Et puis ils se sont serré les coudes, les dents et tout ce qu’ils pouvaient, jusqu’à trembler lors des derniers corners anderlechtois. La manière importait moins que le résultat ce dimanche. Cet aspect besogneux, à ce point exacerbé, est une nouvelle facette du Charleroi de Still, qui avait justement insisté sur la nécessité de retrouver plus d’agressivité. Et finalement, voilà que son équipe s’avance vers le choc wallon, dimanche prochain contre le Standard, avec plus de confiance que son rival liégeois. Un renversement de tendance inattendu et qui décuple encore l’intérêt de ce choc. V. Bl.

Vincent Blouard

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