Standard : pourquoi Ronny Deila est prudent avec les jeunes

Il veut les intégrer petit à petit dans son projet, sans pour autant leur brûler les ailes.

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 Noubi et Canak seront-ils à Westerlo ou bien à Bruges, ce samedi? Deila devra trancher.
Noubi et Canak seront-ils à Westerlo ou bien à Bruges, ce samedi? Deila devra trancher. ©photinews

On le sait, Ronny Deila se veut également être un coach formateur. C’est une des raisons qui a poussé la direction américaine à opter pour son profil afin d’aider les jeunes pousses du centre de formation liégeois à s’aguerrir et, par la même occasion, à prendre de la valeur.

"Cela fait quinze ans que je fais ça : tenter de faire attendre leur potentiel maximum à des jeunes", assurait le technicien norvégien après le premier match de championnat contre Gand.

Dès sa première sortie en tant que T1 des Rouches, Deila n’a pas hésité à utiliser six joueurs issus du centre de formation rouche. Calut et Ngoy étaient titulaires tandis que Noubi, Pavlovic, Balikwisha et Canak sont montés au jeu. On ne cite même pas Nicolas Raskin et Arnaud Bodart qui sont présents dans le noyau pro depuis plusieurs années.

Mais que ce soit à Genk ou encore contre le Cercle Bruges, Ronny Deila a utilisé ces jeunes avec parcimonie. Suspendu à Genk, Calut n’a même pas effectué son retour dans le groupe dimanche dernier au même titre que Nathan Ngoy. Damjan Pavlovic, lui, n’était pas repris à Genk pas plus que contre le Cercle. Quant à Noubi et Canak, ils ont reçu 30 minutes à Genk contre six pour le premier face au Cercle tandis que le second est resté sur le banc.

Il ne veut pas exposer les jeunes

Par le passé, plusieurs jeunes Rouches ont été lancés dans le grand bain à des moments peu propices à leur éclosion. S’il compte sur sa jeunesse, Ronny Deila entend bien l’utiliser à bon escient. Il est conscient que pour le début de son aventure en bord de Meuse, il a besoin, avant tout, de joueurs chevronnés.

Ayant vu tous les matchs du Standard la saison dernière, il a pu se rendre compte que les jeunes n’ont que trop rarement été bien entourés. Il convient donc de les préserver et de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est aussi dans cette optique que le Norvégien a tenu ces propos au sujet de Cihan Canak, pourtant décisif contre Gand. "On doit continuer à travailler avec Canak. Il est très bon et a un talent spécial. À son poste, c’est peut-être le joueur de 17 ans le plus talentueux en Pro League. Mais en comparaison avec tous les joueurs du championnat belge, c’est encore un joueur moyen. Il faut l’accepter. Les jeunes ont de grandes ambitions mais la patience et le travail acharné sont les clés de la réussite."

Les U23 dans un coin de la tête

Une autre raison qui pourrait pousser Ronny Deila à ne pas surmener ses jeunes joueurs au cours de ces premières journées est le début, ce week-end, de la Challenger Pro League, anciennement D1B, au sein de laquelle évolueront les U23 liégeois sous le nom de SL16 FC.

C’est que certains de ces jeunes pourraient être amenés à épauler l’équipe de Joseph Laumann durant ce championnat. Mais cette saison, plus question de faire des allers-retours incessants entre le noyau pro et l’équipe U23. Désormais, chaque équipe sera soumise à des règles strictes et il conviendra de réfléchir à deux fois avant de titulariser un jeune en Pro League. Par exemple, si un jeune de moins de 23 ans (comme Calut, Canak, Noubi, Ngoy ou encore Pavlovic et les portiers Poitoux, Epolo et Godfroid) est titulaire ou dispute une mi-temps en Pro League, il ne pourra pas jouer le prochain match de l’équipe U23. Il en va de même pour ces jeunes qui auront joué au moins une mi-temps dans les deux tiers des matchs des pros. Dès ce samedi, Ronny Deila devra faire des choix sachant que Noubi, Canak, Calut ou encore Ngoy et Pavlovic pourraient très bien jouer le premier match de Challenger Pro League qui se disputera ce samedi à Bruges à 20h tandis que les A se rendront à Westerlo quatre heures plus tôt.

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