Frank Defays avant Charleroi - Union : « J’ose espérer que l’Union rêve du titre »

Pour Defays, l’Union SG est la meilleure équipe actuelle de D1A et doit penser au titre. Deraedt tempère.

V.Bl.
Frank Defays avant Charleroi - Union : « J’ose espérer que l’Union rêve du titre »
Undav, qui tente ici de prendre le ballon à Knezevic, avait marqué deux buts à l’aller. ©Photo News

Le 4-0 du match aller, le retour au stade des supporters des deux camps, la dernière défaite de part et d’autre ainsi que les objectifs respectifs des deux équipes : tous ces éléments, au moins, feront assurément de ce Charleroi – Union SG un duel prégnant, samedi (20 h 45). "On n’a pas passé un bon dimanche après notre défaite contre Saint-Trond, reconnaît Laurent Deraedt. Inconsciemment, après onze matchs sans défaite, on s’est peut-être un peu relâché, mais cette défaite nous a remis les pieds sur terre. Et on sait qu’à Charleroi, ce sera un match chaud. On va être bousculés et on a trois suspendus (NDLR : Kandouss, Van der Heyden et Nielsen)."

Côté carolo, y aura-t-il de la revanche dans l’air après la gifle reçue début novembre au Parc Duden? "On ne doit pas être revanchard par rapport à l’Union mais par rapport à nous-mêmes", insiste Frank Defays, après avoir recommandé un déca. "On va affronter le leader, la meilleure équipe actuelle du championnat. C’était moins le cas à l’aller. À ce moment-là, tout le monde se disait que l’Union allait finir par craquer mais ce n’est pas le cas."

Si le "TK" unioniste prêche logiquement la prudence à coups de rengaines "match par match", "les autres poussent derrière", "l’objectif premier était le maintien" et autre "il reste sept matchs", son pote ajoute un petit coup de pression sur son adversaire du week-end. "J’ose imaginer que l’Union rêve du titre. Si pas, les mecs doivent changer de métier. Ça doit exister dans leur esprit, ce n’est pas possible autrement. Tu ne peux pas être premier du classement pendant 34 journées – ce qui sera certainement le cas à la fin de la phase classique – et ne plus vouloir l’être pour les six dernières en play-off."

Et de philosopher sur la situation sportive du Sporting, en progression mais à l'arrière-goût amer pour certains : "Dans la vie, quand tu as tout fait pour arriver à ton objectif mais que tu ne l'atteins pas, tu dois en tirer les enseignements. Nous, on vise le plus haut possible. Dans notre situation, c'est une place dans le Top 4. À Bruges dimanche, on s'est créé des occasions mais l'adversaire a marqué sur deux reconversions (2-0). Comme le dit le coach, on est en progrès par rapport au match aller."