L’Union, reine de Belgique

L’équipe de Felice Mazzù poursuit sa belle semaine en prenant le dessus sur sa rivale bruxelloise, qu’elle relègue à 15 points.

Stéphane Lecaillon
L’Union, reine de Belgique
Unique buteur du derby, Nielsen offre un nouveau succès à l’Union. ©belga

"De Bruxelles, la fierté", clame le slogan de l’Union Saint-Gilloise. Une maxime qui sonne particulièrement juste après cette deuxième victoire de la saison sur l’opulent voisin anderlechtois. Il fallait voir la douce folie qui régnait sur le stade Marien et la chaussée de Bruxelles, à la fin de ce derby, pour saisir le rêve éveillé que vivent ses supporters. Voilà leur Union avec quinze points d’avance sur le Sporting. Elle en compte dix sur l’Antwerp, qui disputera un match en retard mercredi, et chez qui elle poursuivra justement sa joyeuse tournée "préplay-off" samedi prochain. En attendant, elle sort d’une huitaine qui s’annonçait terrible, forte d’un 7 sur 9 réalisé grâce à la qualité de son football, de son collectif et de son état d’esprit, inébranlable, même quand la pression monte.

Tout cela demandera confirmation d’ici des Champions play-off qu’elle ne peut plus louper. Felice Mazzù s’est d’ailleurs enfin décidé à fixer un nouvel objectif à son équipe : "À partir d’aujourd’hui, on peut dire qu’on vise les play-off 1", disait-il.

Parfait défensivement

La rencontre n’a pas été un sommet de jeu, et les grosses occasions ont plutôt été rares. C’est la marque des derbies. Comme Bruges et Genk, les Mauves ont eu la possession (66 %), mais ils se sont cassé les dents sur une organisation impeccable. Comment parvenir à faire mal à cette équipe qui sait défendre collectivement comme nulle autre? Pas avec des ballons aériens, en tout cas. Burgess, Van Der Heyden et les autres arrières se sont régalés de la tête. Les deux seules possibilités mauves de la première période sont d’ailleurs passées par du jeu au sol.

"Au niveau défensif, c’était parfait, reconnaît Mazzù. On a gardé le zéro et Moris a fait les arrêts qu’il fallait sur les deux ou trois grosses opportunités adverses. Offensivement, on aurait pu mieux faire. On a eu deux grosses occasions qu’on aurait dû finir. Heureusement, cela n’a pas porté à conséquence."

L’affaire aurait peut-être été différente si Zirkzee avait mieux conclu un très beau mouvement Gomez-Refaelov (28e). Ou si Moris ne s’était pas envolé sur le coup franc de Gomez (54e).

Lazare grandit

Mais l’Union n’a pas gagné juste parce qu’elle a un gardien en forme et une défense solide. D’autres ont été énormes, malgré le fait qu’il s’agissait du même onze pour la troisième fois en huit jours. Undav et Vanzeir étaient un cran en deçà, mais d’autres ont pris le relais. On pense à Lazare, à qui Mazzù est en train de donner une autre dimension. Il aurait pu être crédité d’une passe décisive sans un sauvetage de Van Crombrugge, qui repoussait la tête de Vanzeir sur la latte (79e).

Et que dire de Nielsen, qui a terminé perclus de crampes après un match où il aura été partout? En plus de tout récupérer, il a marqué d’un tir lointain, comme contre Genk sept jours plus tôt. Mais on pourrait également citer Lapoussin ou Nieuwkoop, qui a terminé sur une jambe.