Venanzi n’exclut plus de vendre le Standard

Le président des Rouches a rencontré les supporters, jeudi. Il a évoqué l’avenir du club.

Maxime JACQUES
Venanzi n’exclut plus de vendre le Standard
Bruno Venanzi et le Standard qualifient de «constructifs» et «respectueux» les échanges de ce jeudi soir. Tous les sujets chauds ont été abordés. ©© Jacques Duchateau

Cela a duré deux heures, de manière virtuelle. Mais la rencontre entre Bruno Venanzi, le Conseil d’administration de la Famille des Rouches (FDR) et les Président des clubs supporters de la FDR n’a pas accouché d’une souris.

On a pu y apercevoir quelques signes d’apaisement, comme le prouve la présence de représentants des Ultras et du PHK, avec qui le dialogue était rompu. Et surtout, pas mal d’éclaircissements.

De nombreux sujets chauds et pas toujours bien compris ont été évoqués, comme le report du match face au Beerschot (le Standard fera tout pour éviter le forfait grâce à l’arrêté d’interdiction du gouverneur), les récentes révélations dans le cadre du Footgate (Venanzi est serein, il estime que le Standard ne sera pas ou peu inquiété et le club liégeois a déjà attaqué Renard et Veljkovic en justice), le mercato hivernal à venir (Luka Elsner souhaite un écrémage et des renforts), les travaux du stade (ils débuteront en juin une fois que la construction d’un rond-point au niveau de la tribune 2 sera terminée) et les sanctions prises vis-à-vis des supporters (le club liégeois tentera d’obtenir des huis clos partiels – et non complets – devant le Comité disciplinaire le 21 décembre alors que la justice tente d’identifier les auteurs des débordements du choc wallon).

Priorité: l’arrivée d’investisseurs

Mais cette rencontre, amenée à se répéter deux fois par an, était aussi et surtout l’occasion pour Bruno Venanzi de donner des précisions sur l’arrivée d’investisseurs en janvier. Ce qu’il fait dans le détail.

Conscient que la situation était délicate, à cause d’erreurs commises combinées à la crise sanitaire, le président des Rouches a réexprimé sa volonté de ne plus diriger le club, seul. Il est ouvert à l’arrivée d’investisseurs minoritaires, à une gestion à 50/50 ou à une prise de contrôle complète du club. C’est donc une nouveauté à ne pas négliger : Venanzi ne ferme donc pas totalement la porte à une vente à 100 %, ni à augmentation de capitale de sa part, en ultimes recours.

Mais on l’a bien compris : ce ne sont pas les options privilégiées. La priorité, c’est l’arrivée d’investisseurs. Actuellement, cinq candidats ont manifesté de l’intérêt, dont trois ont déjà fait une offre, comme le président nous l’avait révélé il y a quelques semaines. L’offre des deux derniers investisseurs est attendue avant le 31 décembre, date de fin de la période dite de due diligence (accession par l’acquéreur des informations mises à disposition par le vendeur). La majorité des investisseurs sont intéressés par le club et par le stade, par le biais de l’Immobilière qui a été créée.

Solution pour le 1er février

La suite du calendrier a également été dévoilée. Après le 1er janvier 2022, Bruno Venanzi choisira un partenaire avec lequel mener des discussions exclusives. Une solution définitive est attendue pour le 1er février 2022. Et l’arrivée d’un investisseur ira de pair avec la mise en place d’un nouvel organigramme, ce qui explique pourquoi Benjamin Nicaise n’a pas (encore) été remplacé au poste de directeur sportif.

Pour terminer, le président du Standard a également rappelé que les incertitudes liées au Footgate (quelles sanctions?), la modification à venir du statut fiscal des footballeurs et l’affaire Edmilson, que le président rouche espère régler à l’amiable avec Saint-Trond, étaient des facteurs qui expliquaient pourquoi l’arrivée d’investisseurs prenait autant de temps.

Tant d’éléments qui ont permis aux supporters de sortir cette rencontre avec des idées plus claires qu’auparavant. Reste désormais à joindre les actes à la parole du président.

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