Le président d’Anderlecht s’en prend aux méthodes du Club Bruges

Le président d’Anderlecht a fait comprendre qu’il n’appréciait pas les méthodes des Blauw en Zwart.

Le président d’Anderlecht s’en prend aux méthodes du Club Bruges
Wouter Vandenhaute a voulu faire passer un message fort évoquant un «manque d’esprit sportif» de la part de la direction brugeoise. ©EdA Mathieu Golinvaux

Ses sorties médiatiques se font rares. Elles sont calculées. Wouter Vandenhaute a voulu faire passer un message fort évoquant un «manque d’esprit sportif» de la part de la direction brugeoise. Un duel à distance lancé à moins d’un mois du début de la compétition.

L’entretien que le président anderlechtois a accordé à De Morgen avait pour but de parler business, de lui, mais également d’Anderlecht, où ses premiers mois de présidences ont été passionnants et éreintants.

«Je m’amuse beaucoup dans ce jeu pour que tout s’imbrique financièrement», explique-t-il. «Nous voulons devenir stables financièrement. Anderlecht n’est pas encore totalement de retour sportivement. Nous devons rester modestes.» Le président a également affirmé travailler gratuitement pour le moment. Une donne qui changera à l’avenir.

Interrogé sur le fonctionnement du football actuel et notamment le rôle prédominant des agents, il a rapidement détourné le sujet. «Nous devons conserver le système de transfert en l’état mais nous devons réclamer de la clarté. Si le joueur sait combien son agent touche, ce n’est pas un problème. Il y a d’autres abus dans le monde du football qui me dérangent davantage.»

Il pointe alors ce qu’il qualifie de «manque de sportivité». Et plus particulièrement en dehors des terrains. Il évoque même une «culture de la tricherie, de l’influence négative.»

Pourtant habitué aux coups durs dans le monde des affaires, il a été surpris par la concurrence malsaine qui existe dans le monde du football belge. «La manière dont les clubs se tirent dans les pattes est néfaste pour notre sport.»

Il prend l’exemple le plus criant selon lui. Celui qui l’arrange le mieux aussi: le Club Bruges, qu’il surnomme «ami» avec beaucoup d’ironie. «Presque tous les joueurs que nous avons contactés durant le mercato ont reçu par la suite une offre de la part du Club. Nous sommes parvenus à attirer ces joueurs chez nous. Et heureusement pour le Club car il aurait dû construire une annexe à Westkapelle (NdlR: le lieu du nouveau centre d’entraînement du Club) pour les nouveaux joueurs.»

Il était surtout frustré d’apprendre que Lukas Nmecha avait été contacté par l’ennemi historique. «Il avait pourtant fait comprendre que s’il restait en Belgique, c’était à Anderlecht… Et Bruges a quand même fait une offre à Manchester City sans même contacter le joueur ou son entourage.»

Les rôles sont inversés. À l’époque, la puissance financière d’Anderlecht lui permettait de mettre des bâtons dans les roues de ses adversaires et de transférer les meilleurs joueurs de D1 belge. «Mais ma culture du football est différente», affirme Vandenhaute. «Et je prends leurs méthodes comme une confirmation que nous allons dans le bon sens.»

Le Club Bruges n’a pas répondu aux déclarations du président d’Anderlecht.