VIDÉO | Il y a 25 ans, l’arrêt Bosman changeait la face du football

Il y a 25 ans jour pour jour, la Cour de justice de l’Union européenne publiait l’arrêt Bosman. Une affaire qui a révolutionné le monde footballistique.

A.P.
VIDÉO | Il y a 25 ans, l’arrêt Bosman changeait la face du football
Le 15 décembre 1995, une date que le football ne peut pas oublier. ©Montage ÉdA

C’était le 15 décembre 1995: Jean-Marc Bosman gagnait son procès contre le RFC Liège qui ne voulait pas le voir partir. Bosman a obtenu le droit pour tous les joueurs de football de circuler librement dans les clubs européens et la fin des indemnités de transfert pour les gérants des clubs. La décision rendue par la Cour de justice de l’Union européenne a alors radicalement changé la face du monde footballistique.

Récapitulons les faits: en 1990, Jean-Marc Bosman est un jeune joueur belge encore anonyme. Il officie au RFC Liège pour un salaire mensuel de 120.000 francs belges, soit 3.000 euros aujourd'hui. Dans le club liégeois depuis deux saisons, il se voit offrir une prolongation de quatre ans, mais avec une baisse de salaire conséquente.

Pas très emballé, le joueur belge prend contact avec l’US Dunkerque qui accepte de l’embaucher. Le RFC Liège négocie avec le club français, puis se rétracte et refuse finalement le transfert. Jean-Marc Bosman se retrouve sans club et exclu de toute compétition.

Décidé à ne pas se laisser faire, le joueur saisit le tribunal de première instance de Liège le 8 août 1990. Il demande la suspension du système de transfert, qui à l'époque oblige un joueur en fin de contrat à demander l'autorisation de partir de son club, contre indemnité. Nous sommes le 8 août 1990.

Cinq ans plus tard, cette plainte aboutit à l'arrêt Bosman. Une jurisprudence divisée en 2 volets. Premièrement, exit les quotas de joueurs étrangers. La Cour de justice de l'Union européenne autorise les clubs européens à recruter autant de ressortissants de la Communauté européenne qu'ils le souhaitent. Deuxièmement, les joueurs en fin de contrat sont enfin déliés de leur club précédent et peuvent partir sans autorisation.

L'arrêt Bosman a eu des répercussions positives, mais a aussi ses effets pervers. Si le footballeur européen peut désormais aller dans le club de son choix, son transfert se fait surtout en fonction du montant de celui-ci. Le footballeur est devenu une marchandise de libre circulation se vendant au plus offrant.

Autre répercussion négative de cette affaire: Jean-Marc Bosman est tombé dans l’oubli et a connu des périodes de dépression dans lesquelles il a sombré dans l’alcoolisme.

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