Standard champion: pourquoi ça peut marcher, pourquoi ça peut foirer

À quatre journées de la fin des play-off, on fait le point sur les chances de voir les Rouches décrocher à nouveau, ou non, les lauriers.

Benoît Dardenne
Standard champion: pourquoi ça peut marcher, pourquoi ça peut foirer
rednic ©Belga

+Anderlecht - Standard: un clasico toujours chaud bouillant (vidéos)

LESRAISONSD'YCROIRE

Spirale positive. Le bilan exceptionnel d'il y a deux ans (26 points sur 30) ne sera pas égalé. Mais avec quatre victoires pour un nul et une défaite, les Rouches sont largement au-dessus du lot pour l'instant. En six matches, ils ont repris 8 unités à Anderlecht. Et ils viennent de signer un solide 6 sur 6 contre le leader zultois. Oublié le triste bilan de 9 points sur 30 contre les équipes du Top 6 en phase classique. Le moral liégeois est gonflé à bloc.

Pic de forme. Si le moral est bon, le physique est plutôt pas mal aussi. Contrairement aux autres ténors, les Rouches n'ont pas eu la Coupe d'Europe dans les jambes. Et en Coupe de Belgique, ils n'ont pas été plus loin que les huitièmes de finale là où Anderlecht a atteint les demi-finales et Genk carrément la finale. Un état de fraîcheur indéniable qui se traduit notamment en 2e mi-temps puisque les Standardmen y ont inscrit plus de la moitié de leurs buts en PO1 (6 sur 11).

Caractère. Battus, et même écrasés 4-1 à Lokeren, les Liégeois se sont directement relevés en venant à bout du leader la semaine suivante. Et quand ils sont menés 3-1 à Zulte, ils parviennent à renverser la vapeur comme rarement. Costauds, ces Rouches!

Un meneur d'homme hors pair. Si le Standard est là où il est aujourd'hui, il le doit aussi et surtout à Mircea Rednic. Arrivé en octobre à la place de Ron Jans alors que le club moisissait à une piètre 13e place, le coach roumain est parvenu à redynamiser ses troupes. Il leur a inculqué le fameux «esprit Standard» qu'il se plaît à souligner après à chaque occasion.

Une défense de fer. En grand stopper qu'il fut, Rednic a aussi eu le mérite de fermer le verrou derrière. S'il a encaissé 21 buts lors des 11 matches dirigés par Jans, le Standard n'en a pris que 18 depuis l'arrivée du Roumain. Mieux, Kawashima a vu ses filets inviolés à 16 reprises sur les 24 matches dirigés par l'ancien coach du Dinamo Bucarest.

LESRAISONSDEDOUTER

Effectif trop juste. Certes, le 11 de base a du répondant avec des Van Damme, Vainqueur, Kanu, Ezekiel ou Batshuayi. Mais si Arslanagic ou Diabaté ont dépanné avec succès, les autres réservistes semblent un cran en dessous des titulaires. Surtout au milieu et en attaque. Tucudean et les Japonais Nagai et Ono seront sans doute utiles à l'avenir mais sont encore un peu tendres pour l'instant. Et on ne parle pas Cristea qui, de l'aveu même de Rednic, n'a pas saisi sa chance. Pour le reste, le coach a choisi d'écarter Seijas, Ajdarevic et Buzaglo au profit des jeunes comme Koç ou Fiore. Un choix payant?

Calendrier difficile. Sur le papier, les Rouches devraient faire un 6 sur 6 à domicile face à Bruges et Lokeren. Mais les deux déplacements restants s'annoncent périlleux. Sur les dix dernières années, le Standard ne s'est imposé qu'une fois à Anderlecht (1-3 en 2011) tandis que Genk, s'il veut encore jouer un rôle en vue, ne pourra pas se permettre de faux pas face à une équipe que le Racing avait bouté hors de la Coupe en huitièmes de finale. Le 12 sur 12 qui permettrait de décrocher presqu'à coups sûrs le titre semble compliqué.

Manque de réalisme. Combien de fois les Rouches n'ont pas pesté contre le manque de concrétisation cette saison. Le Standard n'a inscrit 3 buts ou plus au cours d'un même match qu'à neuf reprises (sur 36 rencontres).

Outsider. Comme en 2011, le Standard peut jouer sans pression, sa seule ambition déclarée étant le Top 3. Mais qu'adviendra-t-il s'il venait à prendre la tête dès dimanche par exemple? Ce noyau plutôt jeune aura-t-il les épaules assez larges?

Supporters. Sclessin vibre lors de ces play-off. Mais la ferveur n'est plus la même. Le stade peine à se remplir. La fracture avec la direction, étalée au grand jour lors du clasico du 7 octobre, n'est encore totalement résorbée. Et cela pourrait à nouveau éclater en cas de mauvais résultats.

Chance. On a beau dire que les erreurs d'arbitrage s'équilibrent sur une saison, le Standard est particulièrement verni lors de ces PO1. Francky Dury s'est d'ailleurs fait un plaisir de le rappeler, soulignant les buts encaissés sur hors-jeu lors du 3-4 à Zulte et remettant également en cause la phase amenant le penalty du 1-0 dimanche passé. La chance peut-elle tourner?

Calendrier D1A

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...