Le onze de la Coupe du Monde 2022 au Qatar après les 8ès : quels joueurs ont marqué la compétition jusqu’ici ?

Mbappé, Amrabat, Maguire, Gvardiol... Quelques surprises sont au rendez-vous de cette équipe type du début du Mondial.

Maxence Debens
Amrabat, Maguire, Mbappé, Giroud et Gvardiol font partie de notre onze de la Coupe du Monde après les 8ès
Amrabat, Maguire, Mbappé, Giroud et Gvardiol font partie de notre onze de la Coupe du Monde après les 8ès ©Montage EdA - photos Photonews

Les huitièmes de finale du Mondial sont passés et il est temps de déposer un premier bilan des joueurs pour qui ce tournoi sera une réussite. Forcément, une dominance des équipes passées en quarts est claire dans le onze choisi par notre rédaction pour représenter ces 4 premiers matchs. Néanmoins, il y a plusieurs surprises dans notre liste… À noter : ne pas confondre talent et forme. Par exemple, Eden Hazard a un talent inestimable mais Trossard est en meilleure forme (en club du moins). C’est suivant ce second point que notre rédaction a choisi les joueurs de cette liste.

Les titulaires

Le gardien : un inconnu, avant-dernier de son championnat

En jouant l’Allemagne, l’Espagne, le Costa Rica et la Croatie, Shuichi Gonda, ce gardien inconnu du Shimizu S-Pulse, club avant-dernier de la J-League (D1 Japonaise) n’a encaissé que 3 goals. En effectuant 8 arrêts sur les 15 tirs cadrés (sur 26 au total) de l’Allemagne (où il a été élu homme du match), 4 arrêts sur 10 tirs cadrés contre l’Espagne et en n’encaissant qu’un but sur les 17 tentatives croates, les seules tâches au tableau de ce gardien de 33 ans sont sûrement le match contre le Costa Rica et la séance de tirs au but contre la Croatie où il n’a pas su arrêter un seul des 4 pénaltys tirés (il était cependant bien parti sur celui raté sur le poteau de Livaja).

La défense : jeunesse, surprise et découverte

Si Maguire est le joueur connu de ce trio défensif, les deux autres noms vous sont peut-être inconnus. Aguerd est un joueur marocain pur souche, formé là-bas et arrivé en France en 2018 à l’âge de 22 ans. Transféré à Rennes pour 4 millions en 2020, il est arrivé à West Ham cette année pour 35 millions et s’est vite imposé comme un très bon défenseur de Premier League. Monstrueux face à l’Espagne où il a aidé l’équipe à tenir le zéro derrière, il pourrait peut-être décrocher un bon pour un club encore plus grand très bientôt…

Pour Gvardiol, ce petit est connu des scouts des grands clubs européens depuis bien longtemps, lui qu’on voulait arracher au Dinamo Zagreb alors qu’il n’avait même pas la majorité. Transféré à Leipzig l’année passée, ce gaucher a tout du défenseur moderne parfait : vitesse, relance et muscle, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on l’a senti face à la Belgique. Autant vous dire que les clubs du top 5 ont tous un œil sur lui…

Enfin, Maguire a surpris lors des 4 premiers matchs, lui qui est décrié et presque hait par la presse anglaise. Son niveau, qui laissait fortement à désirer avec Manchester United, a totalement changé depuis le début de la compétition. Titulaire à tous les matchs en jouant très bien (surtout contre l’Iran et le Sénégal), Maguire a repris toute la confiance qu’il avait avant de se faire détruire à Manchester et, honnêtement, quand on le voit jouer comme ça, on comprend pourquoi il méritait sa place en sélection.

Le milieu : deux surprises

Si, avant la Coupe du Monde, je vous disais qu’un débat est ouvert à propos d’Amrabat stipulant qu’il est le meilleur milieu de cette Coupe du Monde, vous m’auriez regardé de haut en bas en me disant qu’il n’avait même pas réussi à s’imposer à Bruges. Pourtant, ce roc, qui fait des allers-retours en club entre l’Hellas Verone et la Fiorentina, a triplé sa valeur marchande à la suite des matchs de groupe. Infatigable et encore énorme contre l’Espagne, difficile de l’éviter au moment de parler des joueurs les plus en forme.

C’est à peu près le même discours pour Wataru Endo, le milieu japonais du VfB Stuttgart. Autant son nom ne vous dit rien, autant la classe et la capacité de récupération démontrées sont incroyables. Il a été une pièce maîtresse du super parcours des Japonais cette année.

Les ailiers : des buts à la pelle

C’est peut-être le nom le plus connu de cette liste, et à juste titre. Même s’il n’a pas toujours su cacher sa vantardise, Kylian Mbappé est l’un si pas le plus grand joueur de football du moment, et il l’a encore démontré lors de ce tournoi. Déjà à 5 buts et 2 passes décisives, Kyky a déjà sauvé les siens lors de la rencontre face au Danemark. Il était impliqué sur chaque but de ce huitième face à la Pologne. Au-dessus du lot tout simplement.

De l’autre côté, c’est le presque tout aussi jeune (deux ans en moins que Mbappé) Bukayo Saka qui a fait les affaires de Gareth Southgate en ce début de compétition. Chirurgical devant la cage, l’ailier d’Arsenal s’est offert 3 buts en 3 rencontres jouées (il était au repos contre le Pays de Galles) dont un magnifique contre le Sénégal. Après avoir raté son penalty décisif à l’Euro, le Gunner s’est relevé et a fait taire les critiques qui pesaient sur son dos.

Les attaquants : un record, un futur gros transfert, un travailleur

Richarlison n’a peut-être pas le jeu technique attendu lorsqu’on parle d’un joueur brésilien mais en tout cas, ce qui est sûr c’est qu’il ne ménage pas ses efforts. Ultra-important à la récupération par son pressing et son contre-pressing, le meilleur buteur actuel de la sélection avec trois buts en trois matchs joués lors de cette Coupe du Monde s’est aussi montré efficace devant les cages. Il aura aussi peut-être gagné le titre de plus beau but de la compétition avec sa retournée face à la Serbie.

Giroud, lui aussi, aurait pu avoir une retournée dans cette Coupe du Monde mais elle a malheureusement été annulée pour une faute. Auteur d’un doublé contre l’Australie et d’un but contre la Pologne, le Bordelais a dépassé le record de Thierry Henry et est devenu le meilleur buteur de toute l'histoire des Bleus. Pour un qui devait juste être dans l’ombre de Benzema, c’est la F1 ou le karting..?

Enfin, pour terminer ce onze, la pépite Cody Gakpo a porté les Pays-Bas sur son dos pendant la phase de groupe. L’ailier du PSV a marqué lors des trois matchs de poules, et parfois de façon spectaculaire. Tout cela annonce un avenir radieux à ce joueur de seulement 23 ans.

Les remplaçants

Car il est trop dur de ne pas mentionner certains joueurs, notre rédaction s’est permis de choisir cinq remplaçants pour accompagner ce onze de luxe.

D’abord, qui d’autre que Thiago Silva pour donner un peu d’expérience à cette ligne arrière ? L’ex-parisien de 38 ans se dit “dans sa meilleure forme”, et on le comprend ! Titulaire devant les jeunots Militao et Bremer, qui sont loin d’être inexpérimentés, il a encore été impérial en 8e contre la Corée du Sud. P.S. : le seul but encaissé (et la seule défaite) en phases de groupes par le Brésil… C’est quand il n’a pas joué.

Ensuite, Bellingham. Annoncé comme une future superstar du football à seulement 19 ans, a fasciné par son leadership, sa capacité de récupération, sa technique et surtout sa capacité de projection vers l’avant. Buteur contre l’Iran au terme d’une action magnifique, il a aussi été passeur contre le Sénégal.

Niveau gardien, on a mentionné Gonda mais comment ne pourrait-on pas parler de Bono (ou Bounou pour ceux qui préfèrent) auteur de 2 arrêts sur 3 penaltys (et surtout 0 encaissé) lors de la séance face à l’Espagne ? Le keep' de Seville, né au Canada, n’a pris qu’un petit but depuis le début de cette saison, bien aidé par sa muraille défensive il faut aussi l’admettre. Et dans celle-ci, Hakimi a encore fait ses preuves durant la compétition. Mature et irréprochable, celui qu’on peut qualifier de meilleur latéral du tournoi jusqu’à présent s’est permis la panenka en dernier tir de la séance de penalty contre l’Espagne, juste avant d’aller célébrer près de sa maman. Nous, on aime ça et on le veut sur notre banc.

Petite pensée aussi à Livakovic, le gardien croate, qui a qualifié les siens à la séance de penaltys également.

Pour finir cette magnifique liste de joueurs talentueux, qui d’autre que l’un (si pas le) des meilleurs joueurs de tous les temps ? Lionel Messi a porté l’équipe argentine sur son dos lors de la phase de groupe et autant dire que ce ne fut pas mince affaire. Avec 3 buts et une passe décisive, Léo est parmi les joueurs qui ont créé le plus d’occasions et ont tiré le plus au but. Serait-ce enfin la bonne pour Messi en sélection nationale ?

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