« La Coupe du monde au Qatar, c’est une ineptie environnementale », tacle Jean-Michel Javaux

Le bourgmestre d’Amay et administrateur du Standard de Liège ne peut que constater que l’engouement est absent par rapport au Mondial au Qatar.

La Rédaction de L'Avenir

Interrogé sur LN24 ce matin, Jean-Michel Javaux confesse qu’il regardera bien les matchs de la Coupe du monde 2022, "car je suis un passionné de football", mais regrette le choix du pays hôte. "Ce n’est pas la même chose que les autres fois. Il n’y a pas le même engouement. À Amay, il n’y aura pas d’écran géant et même les initiatives privées semblent réduites", constate-t-il.

La question par rapport au Qatar, c’est aussi que va-t-il rester par après ? "Certains stades seront abandonnés, démontés après la compétition. Cette grande opération de séduction du Qatar reste une ineptie environnementale", déplore Jean-Michel Javaux.

La Belgique enverra malgré tout la ministre des Affaires étrangères au Qatar. Un choix que ne condamne pas forcément l’ancien coprésident d’Écolo. "Le fédéral s’est mis d’accord pour qu’Hadja Lahbib y aille. C’est pour qu’il n’y ait pas d’isolement diplomatique. C’est clairement la représentation minimale", juge le bourgmestre.

Il rappelle aussi que la ministre a des missions et des messages à faire passer sur place, "notamment par rapport aux conditions de travail et sur les droits pour certaines communautés".

C’est fois-ci, c’est quitte ou double pour Roberto Martinez. Faut-il le garder ? On verra.

Sur le plan sportif, "j’espère une belle surprise, mais on sait que c’est la fin d’une génération dorée. J’ai peur pour la défense", explique-t-il. "C’est fois-ci, c’est quitte ou double pour Roberto Martinez. Faut-il le garder ? On verra. Il est parfois très conservateur par rapport à ses cadres. Mais si on est champion du monde, on va le garder, évidemment", lâche-t-il dans un sourire.

Dans un tout autre registre, le bourgmestre d’Amay s’est également exprimé à la suite du meurtre du policier Thomas Monjoie, dont les funérailles ont lieu à Waremme ce vendredi.

Après avoir envoyé un message à la famille de Thomas et à ses collègues, "qui sont en colère et très touchés", Jean-Michel Javaux rappelle ceci: "les élus locaux ont dû gérer la crise du Covid, les inondations, l’accueil des réfugiés, la crise énergétique… On voit aussi une montée de violence de plus en plus grande. Et on ne voit pas suivre les moyens du fédéral pour pouvoir assurer ces missions. C’est la même chose pour les pompiers et pour les policiers".

"C’est bien de participer à l’hommage, mais le fédéral devrait aussi donner les moyens pour que cela n’arrive plus. J’ai peur aussi qu’il y ait une crise des vocations au sein de la police", conclut-il.

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