L’utilisation du sport comme outil de "soft power" s’est-elle retournée contre le Qatar ?

Ce mondial de football est le point d’orgue de la stratégie qatarie visant à utiliser le sport pour se faire une réputation.

Stéphane Lecaillon
macron al thani
L'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani aux côtés d'Emmanuel Macron, en décembre 2021. ©AFP

L’organisation de la Coupe du monde de football qui démarre ce dimanche, la première à prendre place dans la péninsule arabique, s’inscrit dans une volonté d’utiliser le sport comme outil de connaissance puis de reconnaissance. Une stratégie également appelée "soft power", "un concept théorisé par l’Américain Joseph Nye à la fin des années quatre-vingts dans le cadre de la fin de la guerre froide, par opposition à hard power, qui est une façon militaire ou économique de convaincre des acteurs de vous suivre. Le soft power est une version plus douce de l’expression de la puissance", nous explique Carole Gomez, directrice de recherche à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques). Cette spécialiste de l’impact du sport dans les relations internationales analyse pour nous cette stratégie qatarie du "soft power" par le sport et ce que le micro-état espère en retirer.

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