Le soutien des proches est prépondérant dans la persévérance des footballeuses

Les filles et les femmes qui bénéficient du soutien de leurs parents, de leurs amis et des enseignants ont 30 % de chance supplémentaire de jouer plus longtemps au football, ressort-il mercredi d’une étude réalisée par le centre d’expertise de l’Union belge de football (RBFA) et l’université d’Anvers (UAntwerpen).

 L’équipe féminine d’Anderlecht.
L’équipe féminine d’Anderlecht. ©BELGA

La présence d’équipes exclusivement féminines et de femmes en tant que coaches ou arbitres influence également leur persévérance.

L’étude a été réalisée par Wout Hardy, étudiant en master à l’université d’Anvers. Celui-ci a passé sous la loupe la situation de 400 filles et 400 garçons d’écoles primaires, ainsi que celles de 75 parents, afin de déterminer ce qui pousse les filles et les femmes à opter pour la pratique du football ou, au contraire, à tout stopper.

Le soutien des parents, des amis, des enseignants et des coaches accroît de 30% la possibilité qu’une fille commence à jouer au football

"Les filles veulent principalement être soutenues dans leur choix par leurs proches", déclare Matteo Balliauw, coordinateur du centre d’expertise de l’Union belge de football. "Le soutien des parents, des amis, des enseignants et des coaches accroît de 30% la possibilité qu’une fille commence à jouer au football", poursuit-il.

Le technicien ajoute que jouer avec des amis (+44,1%) et avoir des idoles, comme des arbitres (+19,7%) et des coaches (+22,4%) sont des "éléments déterminants pour inspirer" la gent féminine.

A contrario, les remarques déplacées sur le fait qu’une fille ou une femme joue au football ou les longs déplacements vers un club ont un effet démotivant pour commencer ou continuer à jouer au football, remarque Balliauw.

Du côté des parents, l’étude démontre qu’il existe une différence de critères entre ceux-ci et leur fille. "Les parents ont plus tendance à inscrire leur fille lorsque le club se trouve à proximité (+32%), lorsque des amis ou amies y jouent aussi (+61,9%) et lorsqu’il s’agit d’une équipe de filles (+31,8%). Le prix de la cotisation est également déterminant. Bon nombre de parents sont confrontés à la hausse des prix et sont plus enclins à inscrire leur fille lorsque la cotisation est inférieure à 100 euros (24,6%)", détaille Matteo Balliauw.

Bon nombre de parents sont confrontés à la hausse des prix et sont plus enclins à inscrire leur fille lorsque la cotisation est inférieure à 100 euros

Depuis 2019, l’Union belge de football investit davantage pour inciter les filles et les femmes à jouer au football via, entre autres, les campagnes "The World At Our Feet" et "Love Football".

"Cette recherche montre comment les clubs et nous pouvons encore faire des ajustements en termes d’offre et d’accompagnement pour le football féminin, en plein essor ces dernières années, afin de lui permettre de grandir encore davantage", concluent Matteo Ballauw et Katrien Jans, manager du football féminin au sein de la RBFA.

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