Gavi renvoie Ansu Fati dans l’ombre

Pendant que l’un se morfond sur le banc, l’autre prend toute la lumière, et son record.

S. HA.
 À 17 ans, Gavi s’affirme déjà comme un leader de la Roja.
À 17 ans, Gavi s’affirme déjà comme un leader de la Roja. ©afp

Le monde l’a découvert en début de saison. Il faisait ses premiers pas avec l’équipe première du Barça avant d’être déjà convoqué quelques semaines plus tard par Luis Enrique en équipe nationale… à seulement 17 ans. Depuis, Gavi s’est déjà fondu dans le collectif au milieu des grands, en oubliant presque qu’il ne fêtera sa majorité qu’au mois d’août prochain.

Sélectionné huit fois, le milieu a été titularisé à sept reprises, s’affirmant – aux côtés de Pedri, Busquets, Koke ou Rodri – comme la plaque tournante du jeu de possession espagnol. "Son jeu ne consiste pas uniquement à courir: il se bat, mais c’est aussi un joueur de très haut niveau sur le plan offensif, un pur joueur intérieur, capable d’utiliser les deux pieds, de marquer des buts, qui a une excellente dernière passe…", résume Luis Enrique, sous le charme.

Face au Portugal (1-1) puis la Tchéquie (2-2), Gavi a été l’une des rares éclaircies du jeu ibérique. Celui qui était devenu plus jeune joueur de l’histoire de la Roja en octobre dernier, à 17 ans et 62 jours, a même inscrit son premier but face aux Tchèques. À 17 ans et 304 jours, il a détrôné son compère barcelonais Ansu Fati qui avait marqué à 17 ans et 311 jours en 2020.

Ce même Fati a fait son retour en sélection, mais plutôt comme… spectateur. Il est le seul du groupe à ne pas avoir reçu de minutes. Connaissant sa fragilité, Luis Enrique préfère ne prendre aucun risque avec l’attaquant qui revient d’une nouvelle blessure.