"Ici, c'est Madrid", "Le cauchemar de Paris", "KO", la presse française et espagnole dézinguent le PSG et encensent Benzema

Le PSG a connu une nouvelle humiliation en Ligue des Champions face au Real Madrid.

La Rédaction de L'Avenir
"Ici, c'est Madrid", "Le cauchemar de Paris", "KO", la presse française et espagnole dézinguent le PSG et encensent Benzema

Le Real Madrid a réussi l'impensable en huitième de finale retour de la Ligue des Champions face au PSG. Les Madrilènes se sont relevés d'une situation désespérée en marquant trois buts en 17 minutes, synonymes de qualification. Un match historique que la presse européenne a forcément relayé en long et en large dans son édition de ce jeudi. Avec un homme en couverture: Karim Benzema, le héros madrilène qui a inscrit le triplé salvateur.

Si Kylian Mbappé avait été le héros du match aller avec son but dans les arrêts de jeu, c'est son compère de l'Équipe de France qui lui a volé la vedette ce mercredi soir. La presse française est unanime: Benzema a fait couler Paris à lui seul.

"Le cauchemar de Paris", a ainsi titré Le Parisien en référence en KB9. "Auteur de trois buts, dont un doublé en deux minutes, le capitaine madrilène a éteint les espoirs parisiens en qualifiant, à lui seul, le Real Madrid pour les quarts de finale de Ligue des champions, ce mercredi à Santiago Bernabeu", a continué le quotidien.

Pourtant tout avait bien débuté pour le PSG avec l'ouverture du score en seconde période: "Mais en terre madrilène, un homme encore plus grand ce mercredi soir a totalement éclipsé l’attaquant parisien. À genou au coup de sifflet final, Karim Benzema s’est mué en sauveur des siens au terme d’un match monumental", a continué Le Parisien qui a préféré pointer le match cinq étoiles de Benzema plutôt que la défaite sans gloire parisienne.

"Irrationnel", pouvait-on lire sur le site de L'Équipe après la rencontre, "Le PSG s'est effondré en seconde période, ce qui n'est pas sans rappeler, à un degré moindre tout de même, une autre catastrophe espagnole, celle vécue face au FC Barcelone, il y a cinq ans, au même stade de la compétition (4-0; 1-6). Le triplé de Karim Benzema, en état de grâce, ne peut tout expliquer."

Le célèbre journal sportif français a d'ailleurs consacré sa Une à l'attaquant français: "Punis par le roi", lui attribuant la note quasi maximale, soit un 9: "Le héros du match. Auteur d'un triplé, il a renversé la rencontre à lui tout seul. Son pressing pousse Donnarumma à la faute sur son premier but (61e) et relance le match. Sa reprise de l'extérieur sur son troisième est un délice (78e). Avec 309 buts, il dépasse Alfredo Di Stefano et devient le 3e meilleur buteur de l'histoire du Real. Tout est dit. Chapeau."

Dans le même temps, la défense parisienne a sombré, le gardien Donnarumma, Marquinhos et Kimpembé se voyant infliger des notes de 2.

Le magazine décalé So Foot, qui a par ailleurs attribué la note de 7,5 à Courtois, n'a pas attribué de points à Benzema après son chef d'oeuvre, se contentant de qualifier l'attaquant français de "Président": "Heureusement que la course aux parrainages est finie depuis le 4 mars. Emmanuel Macron aurait eu du souci à se faire", peut-on lire en commentaire.

Si So Foot pointe bien évidemment la prestation de Karim Benzema, le magazine n'épargne pas on plus le PSG, renommé en Paris Saint-Ouin Ouin" ou revisitant la baseline parisienne, "Rêvons plus grand" en "Perdons plus grand". "Il paraît que l’on apprend beaucoup plus dans la défaite que dans la victoire. Un proverbe qui ne s’applique visiblement pas à Paris, qui n’apprend décidément pas de ses erreurs année après année. Et ce match face au Real Madrid entre donc dans le panthéon de la lose du PSG en Coupe d’Europe", écrit ensuite So Foot sur son site internet.

La presse espagnole jubile

Si la presse française a encensé Benzema et a commencé à chercher les raisons de cette nouvelle humiliation (notamment la prétendue faute sur Donnarumma lors de l'égalisation), la presse espagnole a, quant à elle, fêté la qualification miraculeuse du Real Madrid. "Madrid est un autre monde", a ainsi titré le journal As. "Benzema a inscrit trois buts lors d'une nouvelle nuit historique au Bernabeu. Un grand Mbappé a donné l'avantage au PSG mais celui-ci s'est écroulé en seconde période."

"Ici, c'est Madrid", a titré Marca dans son édition de ce jeudi, s'envolant dans une envolée lyrique pour retracer la soirée historique: "Au milieu de l'année 2022, le Madrid de Benzema, Modric et compagnie a élevé un monument à l'histoire de ce club. Face à un immense rival, qui l'avait éclipsé pendant une heure, il a sorti bouclier, fierté et ballon de foot pour anéantir la puissante équipe de France.Le roi d'Europe vit au Santiago Bernabéu." Le journal sportif espagnol se montrait également taquin envers les Parisiens: "Le foot est grand. Il faudrait remercier l'UEFA d'avoir refait le tirage", pouvait-on lire en référence au fameux tirage qui a dû être refait en raison d'une erreur.

Le journal Sport a consacré sa Une au PSG et plus particulièrement à Léo Messi avec un cinglant: "KO" écrit en lettres jaunes. "Le PSG de Leo Messi s'écrase au Bernabeu par une nuit noire, pénalisé pour ses propres erreurs."

Sur la radio Cadena SER, Antonio Romero s'est lâché sur les Parisiens: "Le PSG, avec les pétrodollars, rentre chez lui. Ici c'est le Bernabéu, c'est la Ligue des Champions. Et ici, PSG, il faut savoir prendre cher", avant d'être suivi par son collègue Anton Meana. "On célèbre le fait que, même si tu as beaucoup d'argent, on ne peut pas lutter si facilement contre le Real Madrid en Europe."

L'émission El Chiringuito s'en est, quant à elle, donnée à coeur joie. Ainsi Jordi Jota, consultant réputé pro-Barcelone s'est réjoui de cette nouvelle humiliation parisienne: "je ne vais jamais être content d'une victoire du Real Madrid, je veux qu'il perde tout. Mais au fond de moi il y a une petite partie qui est contente de l'élimination du PSG, ça démontre qu'avec l'argent et les pétrodollars, on ne gagne pas des titres, et surtout pas la Ligue des Champions."