Constance Brackman voit le bout du tunnel

Éloignée des terrains du Standard depuis des semaines, la Rhisnoise Constance Brackman est de retour.

Loïc Ménagé
Constance Brackman voit le bout du tunnel
La Rhisnoise Constance Brackman et le Standard iront à Zulte samedi après-midi. ©Fred moisse

Elle commençait à avoir le temps long Constance Brackman. Touchée par des problèmes récurrents aux ischios, la Namuroise était sur la touche depuis plusieurs semaines. Samedi, dans le Clasico face à Anderlecht, celle qui a débuté le football à Rhisnes a pu retrouver le chemin des terrains en jouant une bonne heure après la blessure de Lewerissa. "Mon dernier match comme titulaire , c’est celui à Bruges lors du premier match de championnat au mois d’août, lance la sympathique liégeoise. J’avais aussi rejoué contre Alost quelques semaines plus tard, mais je n’étais pas à 100 % et je sentais bien que quelque chose n’allait pas. Ma blessure? c’était une douleur aux ischios qui m’empêchait de sprinter à fond."

Et Constance Brackman ne le cache pas, mentalement, cette blessure a été difficile à vivre. "C’est la première fois que je suis éloignée aussi longtemps des terrains, souffle l’intéressée. Je ne souhaite cela à personne. Le pire, c’est que j’avais beau passer des examens, Aucun médecin n’était capable de me dire quand est ce que j’allais pouvoir remonter sur le terrain sans avoir cette douleur. C’était vraiment compliqué pour moi. Pendant que mes équipiers allaient sur le terrain, moi, je restais en salle avec les kinés. Nous avons beaucoup travaillé afin de renforcer mes ischios."

Objectif play-off

Aujourd’hui, si Constance Brackman ne souffre plus quand elle appuie sur l’accélérateur, elle doit encore retrouver le rythme. "Cela ne m’inquiète pas, cela reviendra quand je pourrai accumuler le temps de jeu, confie-t-elle. Je sais que je dois encore travailler dur pour revenir au meilleur de ma forme. Là, l’objectif, c’est de revenir à 100 % pour les play-off et pour la finale de la coupe de Belgique. Il me reste du temps pour bien revenir. Le deuxième tour commence, mais pour moi, c’est vraiment mon championnat qui débute."

Pendant son absence, Constance Brackman a vu les Rouches réaliser d’excellents résultats: quatrièmes en championnat, et qualifiées pour la finale de la Coupe où elles retrouveront Anderlecht.

"L’objectif, c’est de parvenir à se qualifier pour les play-off afin de pouvoir rencontrer les meilleures équipes. Et en Coupe, nous visions la finale. Le contrat est rempli. Je pense que le Standard est vraiment en pleine évolution. Nous avons eu plusieurs départs en fin d’année passée, un nouveau staff est arrivé, de nouvelles joueuses aussi et c’est un nouveau cycle qui a débuté. Et petit à petit, nous montons en puissance. Nous avons une vraie force de caractère."

Des débuts dans les buts

Avec le retour de Constance Brackman, Stéphane Guidi aura droit à une arme supplémentaire sur ses flancs. Capable de jouer à droite ou à gauche, celle qui a débuté comme… gardienne à Rhisnes peut amener certaines choses à son équipe. "Comme ma bonne humeur, lance celle qui a fêté ses 20 ans en octobre dernier. Pour le reste, sur le terrain, je peux amener mes centres et ma pointe de vitesse. J’ai débuté dans les buts et puis je suis passée au libero. Quand je suis arrivée au Standard, en 2016, je jouais toujours en défense centrale. Avec le Standard et l’équipe nationale, je suis passée sur les côtés. Je peux jouer au back ou un peu plus haut." L’équipe nationale, Constance Brackman a pu y goûter à la fin de la saison dernière. Et comme le veut l’adage, l’appétit vient en mangeant. "C’est sûr que quand tu as frappé à la porte de l’équipe A, tu as envie d’y retourner. Mais là, je vais d’abord essayer de récupérer ma place avec les U23, lance modestement Constance Brackman. J’ai dû décliner des sélections à cause de ma blessure alors que nous avons joué des matches très intéressants. Mon contrat au Standard? Je suis liée avec le club jusqu’à la fin de la saison. Pour le moment, je dois rester en Belgique afin de terminer mes études de kiné. Une fois le diplôme en poche, si l’occasion se présente, je pourrais peut être envisager l’étranger. "