Excel Mouscron| Quand la latte se met sur le chemin de Postolachi…

Le Moldave s’est démené en pointe de l’attaque. Mais il a manqué de réussite au moment de conclure.

Arnaud Smars
Excel Mouscron| Quand la latte se met sur le chemin de Postolachi…
Postolachi n’a pas compté ses efforts en pointe de l’attaque hurlue. Il aurait mérité un but. ©BELGA

Cela peut paraître idiot de dire cela quand une rencontre se termine sur un score aussi lourd que 0-4 mais un match se joue parfois à peu de chose. Face à Waasland, Mouscron a effectué une bonne entame de partie. La meilleure depuis le début de saison! Cela aurait dû se concrétiser par un but. Mais un manque de finition et de chance par moments a empêché Mouscron de mener. Les Hurlus ont pourtant eu la meilleure opportunité de la première mi-temps. Mais la barre est venue repousser l'envoi de Postolachi. Le Moldave était si proche de son premier but sous la vareuse mouscronnoise. Une rose qui aurait permis de le lancer mais aussi son équipe. «Je suis dégoûté d'avoir loupé ça, râlait le buteur après les débats. J'essaie de redresser le ballon du mieux que je peux. Il était fort fuyant. Et malheureusement, cela frappe la transversale… Ensuite, on a aussi Lucas Ribeiro qui a une belle frappe. On a manqué un peu de chance sur ces coups-là alors que notre adversaire a su l'avoir sur nos erreurs. On dominait. Ce n'est que de notre faute qu'on s'est retrouvé mené».

«Trouver notre identité»

À la pause, les joueurs se sont parlé afin de repartir du bon pied. «Même si le deuxième but a été un coup dur, on s'est dit qu'on avait encore 45 minutes pour renverser la rencontre. Malheureusement, le troisième goal waeslandien tombe très vite. Sur une autre bévue… En seconde période, on a tout fait pour revenir. On n'a pas du tout baissé les bras mais on a trop ouvert le jeu. On voulait à tout prix revenir puis sauver au moins l'honneur. Le gros regret qu'on peut avoir aujourd'hui, c'est notre manque de réaction après l'ouverture du score. On aurait dû reprendre notre marche vers l'avant et continuer à leur marcher dessus comme on le faisait au début».

En 270 minutes, Mouscron n'a marqué qu'une fois. Sur penalty. Dans ce cas-là, c'est souvent l'attaquant qui prend cher. «Cela me trotte dans la tête de ne pas encore avoir trouvé le chemin des filets. Cela m'énerve personnellement mais aussi pour l'équipe et les supporters. Je comprends leurs critiques. Tant que cela se passe dans le respect, je n'ai pas de problème. J'ai pu en discuter avec eux. Moi tout ce que je peux faire, c'est continuer à travailler durement pendant la semaine et lors des rencontres. En espérant pouvoir rapidement ouvrir mon compteur».

Il est en clair qu'en termes de mentalité, on ne peut rien reprocher à l'ancien du PSG. Même s'il est parfois maladroit en zone de finition, il travaille énormément dos au but et dans les replacements. «Je crois à 100% dans le projet qui se met en place. J'espère que toute l'équipe est dans le même cas. Car si l'un ou l'autre n'a pas la même approche, cela n'ira pas. Je peux vous assurer qu'on va tout faire pour réussir à changer la donne. On a perdu du temps à cause du Covid. Mais cela ne peut pas être une excuse. On est des pros et on doit passer à travers les bâtons qui sont mis dans nos roues. On doit continuer à travailler d'arrache-pied pour construire notre identité». Chose qui sera possible lors des quinze prochains jours où Mouscron affrontera notamment Valenciennes, jeudi prochain.