5 choses à retenir de République tchèque – Belgique (1-1)

Les Diables ont arraché un point à Prague, mais les Tchèques auraient mérité la victoire.

Stéphane Lecaillon
5 choses à retenir de République tchèque – Belgique (1-1)
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Les Diables n’ont pas su enchaîner un deuxième succès en deux matchs qualificatifs pour le Mondial 2022. Bousculés, menés au score, sauvés deux fois par leurs poteaux, ils auraient pu perdre à Prague, sans qu’il n’y ait grand-chose à redire.

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1.Beaucoup trop d'approximations

Un seul but (plus un poteau) sur huit tirs tentés, une foultitude de passes manquées, des espaces laissés libres pour l’adversaire à de nombreuse reprises: les Diables ont été beaucoup moins précis et appliqués que lors de leurs dernières sorties. Au final, ils n’ont d’ailleurs cadré que quatre tirs, ce qui en dit long sur leurs difficultés ce samedi soir. Ils n’ont pas été battus, comme en Angleterre, en octobre… mais ils ont probablement été mis plus en difficulté qu’à Wembley, en réalité, tant dans leur jeu offensif que défensif. Inquiétant en vue de l’Euro.

2.KDB – Lukaku, schéma gagnant

Qui d’autre que Lukaku pour remettre les Diables sur le bon chemin? Et qui d’autre que De Bruyne pour lui glisser une passe décisive juste dans le bon tempo? C’était le 10e assist du Citizen pour notre numéro 9 qui a inscrit hier son 59e but en 92 apparitions en sélection. Le sang-froid avec lequel il s’est joué de Celustka puis Vaclik sur le 1-1 est un modèle du genre.

3.Chadli préféré à Foket et Saelemaekers

Qui allait remplacer Thomas Meunier et Thorgan Hazard, interdits de déplacement en République tchèque? Si la présence de Castagne était une évidence, c’est surtout pour le deuxième ailier que l’on se demandait qui Roberto Martinez choisirait. Ni Foket, ni Saelemaekers, comme on aurait pu s’y attendre, mais un Nacer Chadli qu’il apprécie toujours autant. Le Liégeois, de retour de blessure, n’avait pourtant plus joué à Basaksehir depuis le 10 janvier. «Ses derniers matchs avec les Diables étaient bons et même s’il n’a pas joué en club récemment, on l’a préparé à l’entraînement», a justifié le sélectionneur.

Au final, si l’ex-Anderlechtois n’a pas mal démarré, surtout compte tenu de ce retour de blessure, il s’est vite essoufflé, n’a pas réussi à faire la différence ni animer son flanc gauche comme espéré. Foket, monté à sa place à l'heure de jeu, s'est montré plus à son avantage.

4.Les Tchèques n'ont pas eu peur d'oser

Le pays de Galles n’avait tiré que quatre fois au but mercredi passé. Les Tchèques en étaient déjà à six frappes à la mi-temps, dont une de Krmencik sur le poteau d’un Courtois qui était battu (16e). Même privés de 4 titulaires évoluant en Bundesliga, Soucek et ses équipiers étaient très entreprenants. Leur pressing a considérablement gêné les Diables. Au final, ils ont tiré à 13 reprises, touchant 2 fois les poteaux… et obligeant notamment Alderweireld à sauver de la tête sur la ligne de but dans les arrêts de jeu. S’ils reproduisent la même prestation mardi au pays de Galles, ils peuvent tout à fait s’y imposer et mettre la pression sur les Belges dans la course à la première place de ce groupe E.

5.0-0 à la mi-temps: c'est rare

Cela faisait 19 matchs officiels que les Diables rouges ne s’étaient pas retrouvés à 0-0 à la mi-temps. La dernière fois remontait au match de Ligue des Nations de novembre 2018 contre l’Islande. Mais cette fois-là, ils s’étaient imposés 2-0.