Des arrêts de jeu plus que bénéfiques

Dans un match qu’elle semblait ne pouvoir jamais perdre, la REAL aura été menée mais a mis deux buts dans les arrêts de jeu pour l’emporter. Acren-Less. - RFC Meux : 2 - 1

Loïc Defoort
Des arrêts de jeu plus que bénéfiques
Si Maki et Pottiez avaient la mainmise sur l’entrejeu, la REAL a peiné à trouver l’ouverture... ©EdA - Jean-Luc Boitte - 301506497646

Au regard de toute la flotte qui s'était abattue cette semaine, on pouvait se préoccuper de l'état de la pelouse du stade des Camomilles qui est vite spongieuse. «Nos terrains d'entraînement présentent quasi les mêmes caractéristiques; on a donc l'habitude, je ne m'en fais pas; c'est plutôt notre adversaire qui devra s'habituer», confiait Steven Hilaerts qui se méfiait bien plus d'un autre élément: le vent! Mais là aussi, on pouvait s'attendre à ce que ce facteur soit moins perturbant pour les Acrenois qui se plaisent à développer un jeu au sol. «Alors que Meux a un style plus direct avec de longs ballons de sa défense vers son attaque», avait bien analysé l'entraîneur de la REAL.

Sauf que les visiteurs avaient, semble-t-il, bien réglé leur viseur en début de partie et malgré les rafales, parvenaient à se montrer les premiers dangereux avec, à la 8e, François qui se retrouvait face à Van Den Eynde, le dribblait, avait l’honnêteté – au grand dam de son coach – de ne pas se laisser tomber mais plaçait de peu à côté. Acren a eu le chaud, quasi la seule fois de la première période car Meux allait ensuite balbutier son football. En face, les locaux étaient juste un peu plus inspirés. Mrabet mettait au-dessus sur un corner de Houzé. Mayele expédiait le cuir à côté sur un coup franc de Hempte avant que Garcia Dominguez et Ihou ne s’offrent de belles possibilités. Le premier envoyait dans le petit filet et le second tirait trop mollement pour tromper Paulus. De l’autre côté, il fallait un centre de Maccalli dévié par Hempte sur le dessus de la barre de Van Den Eynde pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent.

La deuxième période démarrait avec un Ihou à nouveau trop mou dans sa frappe. L'avant profitait à la 54e de la décontraction de Otte pour lui chiper le ballon. Sa talonnade trouvait Garcia Dominguez qui ouvrait trop son pied: à côté! Personne n'en revenait, même pas un Marco Casto tout surpris de ne pas avoir encaissé. «Mais mets une prune, gamin! Tu as un super pied gauche», s'exclamait le coach de Meux qui suivait le match en simple spectateur. Par deux fois, François obligeait Van Den Eynde à intervenir: une première fois sans difficulté et une seconde fois en giclant dans les pieds de l'attaquant. À la 75e, Meux se retrouvait à dix, Boreux recevant sévèrement sa seconde jaune pour une obstruction sur Issorat. Le coup franc direct de Hempte trouvait alors les poings de Paulus. On sentait Acren tout près de trouver l'ouverture mais c'est le contraire qui se passait. À la 80e, François adressait un centre mal jugé par la défense acrenoise; Dardenne, lui, ne se loupait pas: 0-1; inattendu! La fin de match l'était encore bien plus avec, à la 90e, Garcia Dominguez qui profitait d'un bon service de Habsaoui pour égaliser. Et la REAL se dépêchait à se remettre en place, consciente qu'il y avait un coup à jouer. Et 60 secondes plus tard, Issorat, faisait 2-1: une pure folie!