Jean Derycke renvoie les Diables rouges à l’école

Avec les Diablitos, notre collègue Jean Derycke signe une bande dessinée qui remet, avec humour, les Diables rouges sur les bancs de l’école.

Jean Derycke renvoie les Diables rouges à l’école
Asen - Ohey - Derycke Diablitos ©ÉdA

On ne les imaginait pas comme ça, nos Diables! Ça tombe bien, le journaliste, et maintenant scénariste, Jean Derycke et le dessinateur émérite Bercovici l'ont fait pour nous: une version mini et écolière qui lève le voile sur la jeunesse méconnue des Diables rouges. Si l'Oheytois est plus habitué à œuvrer dans les pages sportives de l'Avenir, cette première expérience de BD s'est révélée riche. «Créer une bande dessinée, ça me titillait depuis très longtemps. Je ne m'étais plus investi dans une bande dessinée depuis le fanzine créé avec deux amis dans les rues de Louvain-la-Neuve, il y a vingt ans. J'avais une réelle sensibilité et des idées jamais concrétisées jusqu'à ce que le dessinateur de presse Pad'R vienne me trouver avec cette idée de rajeunir les Diables et de suivre leur parcours sur les bancs de l'école, loin des terrains de foot. »

De la vie sur papier

Un rêve de gosse pouvait se réaliser. Mais très vite, Pad'R lâche les rennes, pour raisons professionnelles. Un coup dur pour Jean qui décide de continuer l'aventure en compagnie d'une gloire prolifique de la BD d'humour: le dessinateur Philippe Bercovici (Les femmes en blanc). «Réaliser ma première BD avec un pro qui en a une centaine à son actif, je ne pouvais mieux tomber. Je le connaissais de vue pour l'avoir croisé en dédicaces. J'ai toujours été fasciné par la vie qu'il parvient à insuffler sur le papier par ses crayons. Avec une vitesse phénoménale. Et pendant la création de l'album, chaque fois que je recevais une planche, je m'extasiais. »

Inspiré de faits (ir)réels

Et si les bédéphiles reconnaîtront sans conteste le trait de Bercovici, les autres pourront découvrir à quoi ressemblaient Eden, Marouane, Kévin et les autres dans leur prime jeunesse. Avec aussi des guest. «Il y a Maestra, la cousine éloignée d'un célèbre chanteur formidable. Mais aussi Marc Wilmots. Et dans le rôle du voisin qui rage à chaque fois qu'un ballon atterrit dans ses tulipes, un certain Dickie… Advocaat. » Pourtant, si les clins d'œil n'échapperont pas aux férus de foot, l'essentiel n'est pas là. Et s'il excelle à écrire sur ce qu'il se passe sur les terrains, Jean s'en est affranchi pour livrer un album tout public. «Le football sert vraiment de toile de fond à la BD, mais elle n'en parle pas beaucoup. L'accent est vraiment mis sur ces gamins qui jouent dans la cour, qui font des bêtises, qui ont des mauvaises notes, perturbent les cours ou vont à la piscine. D'ailleurs la BD sera distribuée en France où l'univers des Diables est méconnu. » Et quant à savoir ce qu'en pensent les «vrais» diables, il faudra attendre un peu. «J'aurai certainement la possibilité de leur glisser un exemplaire dans les mains. Après, le ton est parfois grinçant, gentiment moqueur. Ce n'est pas lisse, il y a des forts caractères, des caricatures. Ce serait très amusant que, dans ces gags totalement imaginaires, certains se retrouvent réellement

Les Diablitos, T.1, «Écolage immédiat», Éditions Joker, 48p., 11€ www.lesdiablitos.com

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