Bovy président de Spa, c’est (bientôt) fini !

Après Michel Hannes à Faymonville, c’est le président de Spa Benoît Bovy qui annonce son prochain départ, lequel devrait être imminent.<

D.L.
Bovy président de Spa, c’est (bientôt) fini !
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Benoît Bovy président de Spa, c’est (bientôt) fini.

«Ma décision est prise, la seule chose que j'ignore encore concerne les délais. Mais ça pourrait être rapide. La semaine prochaine, par exemple.» Voilà ce que nous a confié le futur ex-président du matricule 60 ce dimanche après-midi, au terme de la défaite de Spa face à Bertrix.

Il est vrai que l'homme fort de la Géronstère a maintes fois tiré la sonnette d'alarme. Pas plus tard que la semaine dernière, il faisait part de ses inquiétudes dans nos colonnes. Toutefois, ce choix de quitter le RFC Spa dès maintenant, ou du moins très prochainement, ne manque pas de surprendre. «Cela fait un petit temps que j'évoque les problèmes que nous rencontrons à Spa. J'ai échangé avec d'autres clubs, de même qu'avec le politique mais rien ne bouge. Ce jeudi, j'ai discuté avec le collège échevinal de Spa concernant le club que je refuse de porter seul à bout de bras. La réunion s'est avérée constructive mais n'a rien amené de concret.»

Bref, la décision de quitter la présidence du RFC Spa n'est en rien liée un événement précis. C'est plutôt le contraire, soit l'immobilisme ambiant au sein du football régional, qui aura usé le président. «Je me pose beaucoup de questions. Certains joueurs ont des mentalités de mercenaires. J'ai parfois l'impression que nous ne sommes que des agences intérim. Et puis, on joue devant 60 personnes. La concurrence avec la D1, la télévision, et les autres loisirs est rude. Du coup, il y a moins de sponsors prêts à s'investir dans un club. J'en reviens aussi aux installations qui, à Spa, nous coûtent cher. Or, même si la commune n'est pas seule à décider, force est de constater qu'il sera difficile d'obtenir une aide concrète et rapide via le ministre Antoine. J'évoquais aussi la situation des autres clubs, vers lesquels je me suis tourné. Mais l'esprit de clocher de vigueur chez certains me fatigue.»

« Je tiendrai mes engagements jusqu’au bout »

Arrivé à l'aube de la saison 2012-2013 pour succéder à Paul Mathy, Benoît Bovy quitte la présidence, mais pas le club. Du moins pas pour l'instant. «Je ne serai plus président mais je resterai actif en coulisses. Et je tiendrai mes engagements jusqu'au bout. Notamment envers les nouveaux joueurs comme Ferran Corredor», lance celui qui ignore à qui il va bien pouvoir passer le flambeau. «En marge de ma déception, je ne saurais de toute façon plus être aussi présent que je le voudrais pour le club. Mes activités professionnelles ne sont plus uniquement belges et françaises puisqu'elles se développent également en dehors de l'Europe. Cela suppose beaucoup de travail et peu de temps libre pour le football».

Les joueurs, eux, n'ont pas encore réagi à l'annonce de la nouvelle. Mais voir le capitaine quitter le navire, qui plus est à la dérive, ne rassurera personne. «Peut-être que cela aura un impact positif sur l'équipe. Le maintien est toujours possible. J'y crois, à eux de se battre pour y arriver». Une réaction sur le terrain: voilà qui pourrait (peut-être) retarder le départ du président, à défaut de le faire revenir sur une décision qu'il qualifie d' «irrévocable».