Kompany et Hazard dos à dos

Chelsea – Manchester Citya accouché d’une souris. Hazard a été discret, Kompany bon, et Benitez a reçu un accueil plutôt froid du public londonien.

Kompany et Hazard dos à dos
kompany hazard ©Reporters
Vincent JOSEPHY

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afaël Benitez, le nouvel entraîneur de Chelsea, se souviendra sans doute longtemps de son premier match à la tête de l’équipe londonienne. Davantage que le point arraché sans réel éclat lors d’un sommet de petite facture face au champion en titre, Manchester City (0-0), l’Espagnol aura été (moyennement?) surpris de constater l’hostilité du public de Stamford Bridge à son égard.

Durant tout le match, ce dernier a scandé le nom de Roberto Di Matteo alors que lui a plutôt été hué ou «accueilli» par des calicots du genre «In Roberto we trusted, in Rafa we’ll never trust» (*). Obligé de faire ses preuves rapidement, dans l’attente possible de l’arrivée d’un autre grand nom la saison prochaine, l’ancien entraîneur de Valence, Liverpool ou de l’Inter Milan, paye surtout son passé de coach à Liverpool et des différends verbaux qu’il avait eus à l’époque avec les dirigeants londoniens.

Sous une pluie battante, Chelsea a semblé manquer d’imagination et peut s’estimer heureux d’avoir arraché un point qui fait moyennement ses affaires. Parce que si City n’a guère été exceptionnel, il aurait sans doute mérité de s’imposer aux points face à une formation londonienne qui n’a cadré son premier tir qu’à la 59e .

Hazard à nouveau discret

Rayon belge, on retiendra que ce match offrait également l’occasion de voir deux Diables talentueux (Hazard et Kompany) opposés pour un remake du Charity Shield qui avait souri aux «Citizens», début août. Si Eden Hazard fut particulièrement bien tenu mais une nouvelle fois extrêmement discret lors d’un match au sommet – cela devient une mauvaise habitude -, Vincent Kompany a, de son côté parfaitement répondu aux attentes.

Incertain avant la rencontre en raison d’une blessure au genou qu’il s’était occasionnée lors d’un duel face à Cristiano Ronaldo, en C1, «Vince the Prince» a finalement su tenir sa place et a même fait preuve d’une belle intransigeance défensive. City a laissé son leadership à Manchester United, qui s’était défait la veille de QPR.

(*) « On faisait confiance à Roberto, on n’aura jamais confiance en Rafa »

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