Vincent Kompany a rendez-vous avec l’histoire

Avec Manchester City, Vincent Kompany disputera la finale de la Cup, samedi à Wembley contre Stoke. Le Diable est l’une des stars de son équipe.

Xavier Thirion
Vincent Kompany a rendez-vous avec l’histoire
kompany ©Reporters

Quelques jours à peine après avoir décroché la première qualification du club pour la Ligue des champions, Manchester City et Vincent Kompany auront l’occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire des Citizens samedi après-midi à Wembley. Cette finale de la mythique Cup, que seul Marouane Fellaini a jouée dans la peau d’un titulaire jusqu’ici, Kompany est bien décidé à en faire un souvenir indélébile dans sa mémoire de footballeur.

« Avec Manchester City, je vis actuellement un moment historique et symbolique, s'est réjoui Vincent Kompany en début de semaine, juste après la victoire contre Tottenham. Les gens ne se rendent pas compte d'où l'on vient mais cela nous a demandé énormément d'efforts pour se hisser à hauteur des grands clubs traditionnels. Cette finale contre Stoke City sera d'une grande importance pour le club. Je suis persuadé que si nous l'emportons, nous décrocherons beaucoup d'autres succès dans les années à venir. »

Manchester City, qui court derrière un trophée depuis 1976 et sa victoire en coupe de la Ligue, est en passe de recueillir enfin les fruits de ses investissements. Depuis août 2008 et l’avènement à la tête du club du groupe Abu Dhabi United, les Citizens ont dépensé des centaines de millions d’euros pour s’assurer les services de vedettes telles que Robinho, Kolo Touré, Adebayor, Lescott, Santa Cruz, Tevez, Gareth Barry ou encore Yaya Touré et Balotelli.

Le capitaine rêvé de Leekens

Soutenu par Roberto Mancini, c’est aux côtés de ces stars mondiales que Vincent Kompany s’est fait une place au soleil à City, au point de porter régulièrement le brassard de capitaine et de faire partie de l’équipe type de Premier League 2010-2011. L’exploit est de taille, mais il n’étonne pas Georges Leekens.

« Dès le match contre la Bulgarie j'ai nommé Vincent capitaine et je ne l'ai jamais regretté, souligne l'entraîneur de l'équipe nationale belge. Je n'ai rien à faire des soi-disant problèmes de discipline qu'il aurait rencontrés par le passé sous Dick Advocaat notamment. Vincent est tout simplement un ambassadeur du football belge. À 25 ans, il a déjà la maturité d'un joueur de 31 ou 32 ans ! Vincent est l'un des grands leaders de mon groupe. Humainement, c'est un gars fantastique. Si les p'tits Belges sont redevenus grands, c'est en partie grâce à lui. »

Sa maturité, sa paternité…

Considéré par beaucoup comme le meilleur défenseur d’Angleterre, Vincent Kompany entend bien justifier sa flatteuse réputation demain après-midi. Vainqueur à quatre reprises de la coupe d’Angleterre (1904, 1934, 1956 et 1969), Manchester City veut renouer avec son glorieux passé. Celui qui avait vu les Citizens grimper sur le toit de l’Europe en 1970 lorsqu’ils remportèrent la Coupe des vainqueurs de Coupes.

« Vincent a la carrure pour tirer City vers les sommets, dit Yvon Verhoeven, qui a encadré Kompany durant deux saisons à Anderlecht après son sacre au Soulier d'or 2004. À 18 ans, déjà, il était plus mature que la plupart des autres joueurs du vestiaire. Il ne cesse de grandir, en tant que sportif mais aussi en tant qu'homme. Sa vie de couple et sa récente paternité l'ont rendu encore plus équilibré. On a souvent tendance à l'oublier mais il fut victime, très jeune, de sérieuses blessures (NDLR: ligaments de l'épaule à Anderlecht, tendon d'Achille à Hambourg). J'ai craint que sa carrière ne tourne court, comme ce fut le cas pour beaucoup d'autres grands talents. Mais son entourage familial l'a sauvé. »

Avec son père au téléphone avant chaque match

La famille et le respect qu'il lui a toujours voué, c'est le secret de Vincent Kompany. Son papa se félicite d'avoir poussé son fils à terminer ses humanités et de toujours avoir repoussé les offres des plus grands centres de formation étrangers. « Je me rends en Angleterre au minimum toutes les deux semaines, dit Pierre Kompany. On s'entend a

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