Que peuvent espérer les Belgian Cats sans Emma Meesseman ?

Blessée au mollet, la pivot ne pourra poursuivre le Mondial. Une tuile pour l’équipe belge qui perd son métronome.

Christelle Warnotte
Que peuvent espérer les Belgian Cats sans Emma Meesseman ?

Le coup est dur, rude, difficile à encaisser et on l’imagine, encore plus pour la principale intéressée qui doit faire une croix sur le reste de la Coupe du monde, disputée en ce moment en Australie.

Emma Meesseman ne pourra aider ses coéquipières en quart de finale. Après avoir sollicité sa sortie du terrain dans le duel face à la Bosnie-Herzégovine à l’entame du troisième quart-temps, l’intérieure flandrienne de 29 ans n’est plus remontée au jeu.

Un examen IRM passé à l’hôpital ce lundi confirmait la crainte du staff médical : la capitaine des Cats souffre d’une blessure au niveau du muscle profond du mollet gauche. "La réhabilitation va maintenant commencer sous les soins du personnel médical des Cats. La durée de l’absence de Meesseman n’a pas encore été déterminée. Cela dépend en grande partie du déroulement de la réhabilitation", a indiqué la fédération belge lundi dans un communiqué.

La Belgique est-elle K.O. ? Non, elle est groggy mais pas K.O. Il est évident que la qualification pour les demi-finales sera très compliquée à aller chercher sans l’aide de son intérieure qui, si elle a moins alimenté le marquoir jusque-là, s’est mise au service de l’équipe à du 200 %, se démenant en défense, distillant de nombreuses passes (6,3 assists de moyenne) et apportant de la stabilité et de la fluidité dans le jeu.

Sans aller jusqu’à parler d’une "Meesseman dépendance", il faut tout de même avouer que la Belgique sans elle ne peut rivaliser de la même façon avec les grandes nations du basket. Et on ne parle pas uniquement des qualités techniques et tactiques de la joueuse, mais également de son mental, de son altruisme. Meesseman sur un terrain rassure, calme le jeu lorsque c’est nécessaire, encourage, conseille. C’est le métronome de l’équipe et elle est actuellement irremplaçable dans ce registre.

Que peut désormais espérer l’équipe belge pour la suite du tournoi ? En sport, tout est possible et un collectif peut bousculer des montagnes. Dès lors, il est permis de rêver, d’autant qu’à l’exception du jour sans face à la Corée, la Belgique a plutôt livré une belle copie jusqu’à présent dans ce tournoi.

Le facteur X ?

Kyara Linskens est actuellement au top de sa forme, elle a les capacités et le physique pour imposer sa griffe dans la raquette. Rappelons aussi que l’équipe belge a déjà connu une situation identique par le passé et Billie Massey s’en était sortie avec les honneurs. La Belgique peut aussi compter sur ses shooteuses pour la sortir d’un mauvais pas et sur la fougue et la détermination des espoirs du basket belge, à l’image de Maxuella Lisowa.

Versée dans le groupe A, la Belgique évitera les USA et la Chine en quart de finale, soit les deux formations qui font office de grandissime favori dans cette compétition. Le coup est donc jouable, pour autant que les joueuses de Valéry Demory se démènent en défense, impriment un rythme rapide et limitent les pertes de balle, trop nombreuses jusqu’à présent.

Sans pression

Et puis, et c’est sans doute un élément déterminant, les Cats ont d’ores et déjà atteint leur objectif : une place dans le top 8 mondial. Le reste, c’est du bonus pour cette équipe en reconstruction. La pression, elle doit donc être dans les rangs de l’adversaire, pas chez les Belges.