Une passion, un métier

Le Jumping international de Mons, il y sera! L’an dernier, Grégory Wathelet avait remporté le grand prix. Il espère faire aussi bien ce week-end du 2 au 5 juillet. Avant de prendre part au championnat d’Europe en août. De beaux défis pour cet habitant de Couthuin, près de Huy.

Nadia Chater
Une passion, un métier
Grégory Wathelet ©Benoit Bouchez

Il a grandi dans une exploitation agricole à Clavier. Grégory Wathelet a toujours aimé les grands espaces.

Vos parents possédaient-ils des chevaux?

Non, c’était une exploitation classique, avec des vaches et des cultures. Un jour, un poney est arrivé, je devais avoir 7 ou 8 ans. J’ai commencé à monter pour le plaisir, sans prendre de leçons. Petit à petit, mon père s’est pris au jeu. Lorsqu’il y a eu une maladie parmi les vaches au début des années ‘90, plutôt que de réinvestir dans ces bêtes, il a acheté quelques chevaux.

Avec des parents agriculteurs, votre avenir était tracé?

J’ai beaucoup aidé à la ferme étant jeune, j’aimais bien cela, mais pas pour en faire un métier. Car je voyais mes parents travailler sept jours sur sept. C’est marrant car c’est aujourd’hui ce que je fais moi-même!

Vous visiez plutôt une carrière équestre?

J’ai fait de petites compétitions jusqu’à 17-18 ans. J’avais un petit niveau national, mais je n’avais pas vraiment dans la tête d’en faire un métier. J’aimais bien l’école et j’ai commencé des études d’informatique. En parallèle, je montais de plus en plus et il a fallu faire un choix entre les études et le cheval.

Comment arrive-t-on à percer dans le sport équestre?

Ce qui fait ma force, c’est que j’ai eu du mal au début. Cela demande beaucoup d’investissement financier pour un camion, des écuries, du matériel. Pendant deux ou trois ans, je montais de 8h30 à 23 h. Par la suite, j’ai eu la chance de pouvoir travailler pour les Écuries des Hayettes à Dinant avec de jeunes chevaux. J’ai pu me professionnaliser et devenir deux fois champion du monde, champion de France et champion de Belgique.

Vous avez également monté pour l’Ukraine…

Un Ukrainien a acheté un haras à Faimes et j’ai monté pour lui. Il avait de super bons chevaux. Aujourd’hui, je suis redevenu indépendant et je gère ce haras.