Une lutteuse de taille mondiale

Après avoir fait ses classes de lutte à Jemelle, Nadège D’Eurweilher, Rochefortoise devenue Liégeoise d’adoption, est allée décrocher aux États Unis un titre de championne du monde de grappling.

Une lutteuse de taille mondiale
364258 ©(photo EdA)

À 28 ans, cette mère d’une petite fille, aide-soignante de son état, a poussé sa passion de la lutte jusqu’au plus haut niveau. Le mois dernier, elle s’est adjugée la médaille d’or dans la catégorie intermédiaire des 50-55 kilos au championnat du monde NAGA (North American Grappling Association), dans le New Jersey.

Nadège D’Eurweilher (en short), championne du monde NAGA de grappling

« C'est une connaissance qui m'a aiguillée sur le grappling, précise Nadège D'Eurweilher. Il estimait mon expérience en lutte bien suffisante pour tenter l'aventure. J'ai alors pris quelques cours de jiu jitsu brésilien avant la compétition, et je me suis lancée. »

Le « grappling » est ce sport de combat moderne alliant la lutte traditionnelle aux techniques d’autodéfense comme le jiu jitsu brésilien ou le sambo russe (voir ci-contre). Il est très pratiqué outre-Atlantique, et commence à faire des adeptes sur le vieux continent.

Élève de Béatrice Goffin

Son atout en compétition, la toute récente championne du monde l’appuie sur une expérience en lutte de quatorze années. Elle a fait ses classes à Jemelle avec Béatrice Goffin, pionnière en lutte féminine, qui après avoir emporté un titre de championne d’Europe en 1982 et de vice-championne du monde en 1986, est devenue une entraîneuse internationalement réputée.

Et de l'appétit pour la compétition, Nadège D'Eurweilher n'en manque pas : « Je souhaite participer en juin prochain au championnat d'Europe de grappling, en Autriche, et en septembre, à Las Vegas, concourir pour une ceinture en catégorie experts aux prochains championnats NAGA. »

Mais les frais de participation, voyages et séjours compris, sont lourds. Pour l’aider dans sa quête, notre « grappleuse » s’est mise à la recherche d’un sponsor. Et elle se verrait même bien émigrer aux États Unis, pour vivre de sa passion en y devenant professionnelle.

C'est que la lutte est pour elle tout un art de vivre. « Avec la lutte, j'ai appris à me défendre et à contrôler mon agressivité. J'ai aussi appris à mieux connaître mon corps, et à bien le faire fonctionner. Et la compétition m'a forcée à réfléchir, à prévoir, à anticiper. » Pour Nadège D'Eurweilher, la lutte est une excellente école de vie...

Ph.G.