Voilà ce qui attend Dries Mertens à Galatasaray

Le Belge Dries Mertens a trouvé un accord avec les Turcs de Galatasaray. Voici ce qui l’attend.

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 Dries Mertens, son épouse et son fils ont rejoint la Turquie samedi.
Dries Mertens, son épouse et son fils ont rejoint la Turquie samedi. ©instagram

Direction la Turquie ! Dries Mertens a atterri samedi soir à l’aéroport d’Istanbul. Accueilli par une horde de fans déchaînés, il a pu prendre ses quartiers ce dimanche pour régler les derniers détails de son transfert au Galatasaray. À 35ans, le Diable rouge va ainsi découvrir un troisième championnat, après celui des Pays-Bas et la SerieA, où il a passé les neuf dernières saisons.

Convaincu par Sneijder

Quitter Naples, sa ville de cœur et le club dont il est devenu une icône, n’a clairement pas été simple. Une prolongation de contrat était toutefois devenue impossible et il lui fallait trouver un nouveau défi.

"Le projet de Galatasaray m’intriguait. J’ai aimé ce qui pouvait être fait ici et ce n’était pas une décision difficile, a-t-il admis à son arrivée à Istanbul.L’opinion de Wesley Sneijder (NDLR : ex-international néerlandais qui avait quitté l’Inter pour le Gala en 2013) a joué un rôle important pour moi. Je l’ai appelé et il m’a dit: “Ne t’arrête pas, vas-y.”"

Un salaire très attractif

Réputé pour bien rémunérer ses joueurs, le Galatasaray est aussi parvenu à convaincre le Diable rouge en lui offrant un salaire de près de 4 millions d’euros par an. Soit presque le double de ce qui lui était proposé pour rester à Naples, mais moins que les 5 millions, soit le même salaire que la saison dernière, proposés par la Juventus.

Des extras

Ce qui a également convaincu Mertens de signer, ce sont les quelques avantages offerts. Il recevra des trajets en avion pour effectuer les liaisons Istanbul-Naples et Istanbul-Bruxelles de manière très fréquente. Ce qui lui permettra de retourner dès que possible dans sa ville d’adoption et dans son pays natal. Une maison et un chauffeur privé seront aussi à sa disposition.

Un club historique

Vingt-deux titres de champion de Turquie, dix-huit Coupes nationales et l’unique trophée européen remporté par un club turc (la coupe UEFA en 2000) : le Galatasaray possède sans conteste le plus beau palmarès de son pays. Il est aussi le premier club de football à avoir vu le jour en Turquie, en 1905.

Une fibre française

Si les supporters turcs "ennemis" collent l’étiquette de club francophile au Gala, ce n’est pas uniquement parce que plusieurs francophones y évoluent. Le club a en réalité été fondé par des anciens du seul lycée public francophone d’Istanbul nommé "Galatasaray".

Avec Luyindama

Dries Mertens côtoiera désormais plusieurs noms bien connus chez nous. À commencer par l’ancien défenseur du Standard, le Congolais Christian Luyindama. L’ancien international français Bafétimbi Gomis sera quant à lui son nouveau compagnon d’attaque et la nouvelle star turque Kerem Aktürkoglu l’épaulera sur l’aile gauche.

Le Gala a aussi bien transféré cet été pour tenter de reprendre le titre : le Français Léo Dubois vient d’arriver de Lyon, Haris Seferovic du Benfica, Sergio Oliveira du FC Porto mais aussi Lucas Torreira (Arsenal), qui a rejoint Istanbul en même temps que Mertens.

Des fanatiques

À son arrivée à l’aéroport d’Istanbul samedi soir, Mertens a déjà eu un aperçu de la suite. Plusieurs centaines de fans, des fumigènes rouges et orange, des klaxons…

"C’était un sentiment formidable de rencontrer les fans et de voir leur enthousiasme", a réagi le Louvaniste qui devrait vivre son premier match dans le chaudron du Türk Telekom Stadium (52 000 places) dès ce samedi 13 août contre Giresunspor.

Un derby contre Chadli

Les chocs entre clubs d’Istanbul sont évidemment très attendus au Gala. Le plus bouillant est celui face à l’éternel rival du Fenerbahçe, mais ceux contre le Besiktas, Trabzonspor ou Basasksehir, le club de Nacer Chadli, sont aussi très chauds.

Une bagarre pour le titre

Dries Mertens a beau débarquer dans le club le plus titré de Turquie, la lutte pour le sacre sera intense. Le Gala, qui s’est complètement loupé l’an dernier en ne terminant que 13e, n’a d’ailleurs plus été champion depuis 2018-2019. Depuis, la couronne est revenue à Basaksehir, au Besiktas puis à Trabzonspor.