Leclerc veut se refaire sur l’île… Ferrari

Le Monégasque Charles Leclerc a perdu 73 unités sur les cinq derniers Grands Prix.

Olivier de Wilde
 Ferrari doit absolument renouer avec le succès ce dimanche au Canada, 44 ans après la victoire de Gilles Villeneuve.
Ferrari doit absolument renouer avec le succès ce dimanche au Canada, 44 ans après la victoire de Gilles Villeneuve. ©afp

Après deux années d’absence liée à la crise Covid, la F1 est enfin de retour ce week-end à Montréal. Une semaine après son premier gros zéro pointé de la saison en Azerbaïdjan, la Scuderia aura à cœur de s’y refaire sur une Ile Notre-Dame, où les tifosis sont généralement très nombreux et où les bolides rouges possèdent le meilleur taux de réussite.

En quarante éditions sur les rives du fleuve Saint Laurent, Ferrari s’est imposé à onze reprises contre neuf succès McLaren, sept Williams, quatre Mercedes et seulement deux Red Bull, le dernier datant de 2014 avec Daniel Ricciardo.

C’est Gilles Villeneuve qui a ensuite donné son nom au circuit qui avait inauguré le palmarès montréalais en 1978. Il y a ensuite eu les victoires uniques de René Arnoux en 1983, Michele Alboreto en 1985, Jean Alesi dix ans plus tard (la seule de sa carrière) puis les six triomphes de Michael Schumacher (1997, 1998, 2000, 2002, 2003 et 2004) avant la dernière de Sébastian Vettel remontant à il y a quatre ans.

Les statistiques sont donc favorables à Maranello qui doit impérativement mettre fin à la spirale négative. Lors des cinq derniers GP, l’ancien leader du Mondial Charles Leclerc a en effet perdu 73 points, dix de sa propre faute à Imola, puis soixante-trois suite à deux bris de moteurs (Barcelone et Bakou) et une mauvaise stratégie à Monaco. Si l’on tient compte des dix-sept points ainsi offerts à son rival Max Verstappen (qui a aussi subi deux abandons sur panne mécanique en début d’année), le Monégasque aurait pu compter si tout avait parfaitement fonctionné 56 points d’avance au lieu de 34 de retard.

Même si Charles Leclerc sait aussi que des pénalités de grille tomberont un jour ou l’autre pour l’utilisation d’un trop grand nombre de moteurs, il veut continuer à croire en ses chances de titre.

"Ma motivation est intacte, confie-t-il. J’ai été logiquement très déçu, mais je sais que je possède avec la F1-75 d’une monoplace capable de signer des poles et de gagner des courses quand elle ne casse pas. Et je sais aussi que l’équipe fait tout ce qui est possible pour résoudre nos soucis de fiabilité."

Pour le moral des troupes et surtout ne pas laisser filer Max en tête du championnat, la Scuderia et son nouveau petit prince ont vraiment besoin de renouer avec le succès ce dimanche (le dernier remonte déjà à l’Australie il y a plus de deux mois), quarante-quatre ans après Gilles Villeneuve…