Open d’Australie: Barty rêve d’un premier sacre à la maison, "ça va être spectaculaire" selon Danielle "Danimal" Collins (vidéo)

Tennis: Ashleigh Barty, qui peut remporter "son" premier Open d’Australie, arviendra-t-elle samedi à museler Danielle "Danimal" Collins?

Après deux demi-finales à sens unique, peut-il en être autrement de la finale? Ashleigh Barty, sous la pression de remporter "son" premier Open d’Australie parviendra-t-elle samedi à museler Danielle "Danimal" Collins comme elle l’a fait avec toutes ses adversaires jusque-là?

En tout cas, "ça va être spectaculaire", promet Collins, 28 ans, avant sa première finale de Grand Chelem, samedi à partir de 19h30 (9h30 de Paris).

"J’ai hâte d’y être", assure Barty, 25 ans, qui sera la grande favorite pour sa première finale à Melbourne.

Il faut dire qu’elle s’est montrée outrageusement supérieure à toutes ses six premières adversaires. Pas une ne lui a pris un set, ni même plus de quatre jeux dans une manche (Anisimova en 8es), ni même plus de sept jeux dans un match (Anisimova). Seule Amanda Anisimova l’a obligée à rester 1h14 sur le court quand les autres n’ont tenu qu’entre 52 et 63 minutes...

Jeudi encore, face à Madison Keys (51e), Barty s’est appuyée sur un excellent service pour mettre en place son jeu et ne pas laisser le moindre espoir à l’Américaine (6-1, 6-3 en 62 minutes).

Tellement de joueuses ont remporté des titres du Grand Chelem ces deux dernières années

"Je me sens très bien sur mes jeux de service. J’ai énormément confiance en mon jeu et en mon service. Je n’ai pas toujours été dans le rythme sur ma première balle, mais quand j’en ai eu vraiment besoin, elle est passée. Et même dans le jeu, je suis capable de courir et de mettre petit à petit la pression" sur les adversaires, a analysé Barty.

Samedi, ce sera la volcanique Danielle Collins qu’il faudra "neutraliser", comme elle dit. Une joueuse qui a de l’agressivité à revendre sur le court - elle ne s’assoit pas aux changements de côté parce qu’elle a l’impression qu’elle "n’en aura pas le temps" - et une détermination inébranlable.

"Tellement de joueuses ont remporté des titres du Grand Chelem ces deux dernières années alors qu’on ne les attendait pas, que cela donne de l’espoir à toutes les joueuses. J’utilise cette mentalité pour jouer de mon mieux", a-t-elle expliqué.

Le tout, renforcé par un retour au premier plan après des ennuis de santé qui semblent réglés depuis qu’elle s’est fait opérer au printemps dernier pour soigner une endométriose.

Sur le court, c’est la vitesse de sa balle qui surprend: "Je n’ai jamais eu à jouer de balle aussi rapide en match", a estimé sa victime en demies, Iga Swiatek, battue 6-4, 6-1.

"J’ai passé énormément de temps en salle à soulever des poids pour travailler la puissance et la vitesse. Et maintenant, je sens que je suis capable, sur le court, d’utiliser tout ça dans mon tennis, d’utiliser mes jambes et ma force rotationnelle pour frapper fort", explique celle qui est surnommée "Danimal".

C’est incroyable d’être en finale de son tournoi du Grand Chelem

Alors même si elle a remporté trois de leurs quatres précédentes confrontations, Barty va devoir se méfier.

N.1 mondiale depuis septembre 2019, elle détient deux titres du Grand Chelem (Roland-Garros 2019 et Wimbledon 2021), mais court derrière ce premier Majeur australien, devant son public qui l’adule.

"C’est incroyable d’être en finale de son tournoi du Grand Chelem. C’est ce dont tout joueur australien rêve. Donc oui, ça va être une expérience incroyable samedi", a-t-elle reconnu après sa qualification jeudi.

Mais justement, face à une adversaire qui ne semble pas ressentir d’autre émotion que la hargne sur un court, cette "expérience" pourrait se transformer en cauchemar sous une pression insurmontable.

La dernière Australienne à avoir atteint la finale à Melbourne était Wendy Turnbull en 1980 et elle avait été battue par la Tchécoslovaque Hana Mandlikova.

Son service est meilleur que celui de toutes les autres joueuses, son coup droit est le meilleur aussi, et elle se déplace mieux que toutes les autres

Mats Wilander, qui a gagné à Melbourne trois de ses sept titres du Grand Chelem, est persuadé qu’elle ne pliera pas sous la pression.

"Si l’on m’avait posé la question il y a deux semaines, j’aurais dit qu’elle a beaucoup de pression. Mais plus maintenant. Pas en finale. Son service est meilleur que celui de toutes les autres joueuses, son coup droit est le meilleur aussi, et elle se déplace mieux que toutes les autres", a souligné le désormais consultant pour Eurosport.

Et Barty a reçu un soutien de poids: "Je sais que tu peux aller au bout", a tweeté le légendaire champion australien Rod Laver.

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