Dries Mertens savoure son retour chez les Diables: "Ne pas être sélectionné pour la Ligue des Nations m’a fait mal"

Le Louvaniste retrouve petit à petit ses sensations avec Naples après son opération à l’épaule. Et il sera mis à l’honneur ce samedi pour sa 100e sélection.

Maxime JACQUES
Dries Mertens savoure son retour chez les Diables: "Ne pas être sélectionné pour la Ligue des Nations m’a fait mal"

Son sourire est communicatif. Au moment d’entrée dans la salle de conférence de presse du centre national de Tubize, Dries Mertens tape dans la main de Dante Vanzeir, qui venait de citer le Louvaniste parmi ses "modèles" chez les Diables. Un modèle qui sera fêté ce samedi, avant la rencontre face à l’Estonie, pour sa 100e sélection chez les Diables. Elle a eu lieu il y a quelques mois, durant l’Euro 2020, mais le Belge n’avait pas encore été mis à l’honneur. Ce sera donc chose faite ce week-end.

"C’est une grande fierté ", ne cache pas l’attaquant de Naples, qui pointe le match face à l’Algérie au Mondial 2014 comme son "meilleur" avec les Diables. "On est pas mal à avoir beaucoup de capes mais je me rappelle d’une phrase de Jan Vertonghen au moment où il a célébré son 100e match. Il nous disait qu’on rigole parfois de lui quand il vient avec un petit pépin physique mais qu’il joue quand même. Je le comprends maintenant. C’est ça, être l’exemple d’un groupe. Et je peux vous dire que ce groupe, mes coéquipiers, mes amis et l’ambiance en général m’avaient beaucoup manqués ces derniers mois."

Surtout durant la Ligue des Nations, pour laquelle Mertens, qui revenait à peine de blessure, n’a pas été sélectionné. "Je comprend le choix mais cela m’a fait mal de ne pas être présent. J’étais surtout déçu de ne pas pouvoir affronter l’équipe lors des gros matches qui ont été les nôtres. J’avais marqué quelques buts durant la phase de qualification et j’étais donc très frustré de louper le Final Four."

Le numéro 14 des Diables n’était pas le seul à être déçu. Cet échec a fait mal au groupe belge, qui voyait l’occasion de soulever enfin un trophée. Tous les regards sont désormais tournés vers le Mondial au Qatar en 2022. "Mais arrêtons de dire que c’est notre dernière chance de gagner quelque chose. C’est peut-être la dernière chance pour moi, car j’espère bien être présent, et pour les joueurs les plus anciens. Mais il y a beaucoup de qualité dans la génération suivante. On fait partie des équipes qui peuvent croire à la victoire avant le début d’une grande compétition. Mais il n’y en a qu’un grand tournoi tous les deux ou quatre ans. Y participer, c’est déjà un bel accomplissement en soi, même si on veut toujours plus. On a une grande équipe mais nous ne sommes pas les seuls. Quand je vois par exemple le banc de la France…"

Pour Mertens, la Coupe du monde ne sera pas le plus gros évènement de l’année à venir. Il va en effet devenir papa pour la première fois en mars prochain puisque sa femme, Kat Kerkhofs, est enceinte de leur premier enfant. "On est déjà en train de préparer une deuxième car je veux continuer à bien dormir", sourit le Diable. "Mais c’est évidemment une chose merveilleuse. Je vais profiter énormément de ces moments… mais aussi de ma fin de carrière dans le football." Qui se rapproche doucement mais sûrement. Et qui ne devrait pas se terminer par un retour en Belgique. "Il ne faut jamais dire jamais… mais je ne pense pas. Je suis très heureux à Naples." Aussi heureux que lorsqu’il retrouve les Diables.