Le Condroz ou le virus… du rallye!

Le Français Stéphane Lefèbvre va en découdre face aux sept mercenaires belges.

Olivier De Wilde.
Le Condroz ou le virus… du rallye!
Avec deux succès lors des trois derniers rallyes, Grégoire Munster sera un sérieux client. ©DOQUIN

Cela fait vingt-quatre mois que le toujours nombreux public local attend cela. Après une année de pause suite à la pandémie, le Rallye du Condroz est enfin de retour. À sa date habituelle, avec un programme normal sur deux jours et 18 spéciales (neuf différentes) et sans huis clos, les spectateurs masqués – officiellement – étant autorisés tant sur les tronçons chronométrés qu’au parc d’assistance situé en bord de Meuse.

Le coronavirus n’a pas tué le virus du rallye, toujours très populaire dans notre pays, spécialement en Hesbaye et dans le Condroz, les deux régions visitées par cette 47e édition qui s’annonce très ouverte.

25% moins nombreux

Avec "seulement" 106 équipages engagés, les organisateurs ont certes enregistré une perte de l’ordre de 25 % au niveau des inscriptions. Mais si tous les régionaux souvent soutenus par les commerces locaux n’ont pas su répondre présents cette année, si le responsable FIA Yves Matton n’a plus sorti de son chapeau quelques vedettes étrangères (MyHub s’occupe essentiellement aujourd’hui de la mise sur pied du Clio Trophy se jouant entre Gilles Pyck et Benoît Verlinde), le plateau a tout de même fière allure avec une bonne vingtaine de Rally2 (ex-R5) de cinq marques différentes.

Vainqueur des deux dernières éditions en 2018 (déjà sur C3) et 2019 (avec une Ford M-Sport), l’ex-pilote d’usine Citroën Stéphane Lefèbvre vise la passe de trois.

Épaulé par le local Renaud Jamoul, le Français de 29 ans pilote une C3 de l’équipe theutoise DG Sport.

S’il a l’étiquette de favori eu égard à son palmarès général et à Huy en particulier, le pilote de Béthune va devoir se cracher dans les mains face au gratin du rallye belge.

Certes, pour la première fois, aucune ancienne gloire n’est au départ : pas de Patrick Snijers, Robert Droogmans, Marc Duez, Renaud Verreydt, Bruno Thiry, Freddy Loix, François Duval ni même Jean-Pierre Van de Wauwer.

Mais tous les représentants de la nouvelle génération sont prêts à en découdre à coups de dixièmes de secondes.

Sur le papier, les nôtres sont sept à pouvoir prétendre à la victoire dimanche après-midi sur ce qui ne sera exceptionnellement plus la dernière manche du championnat puisqu’on ira encore à Spa mi-décembre.

Il y a bien sûr les trois prétendants au titre, avec dans l’ordre Adrian Fernémont (Skoda Fabia), Ghislain de Mevius (idem) et Grégoire Munster (Hyundai).

On y ajoutera les anciens lauréats Kris Princen (de retour en Fabia) et Cédric Cherain (Skoda aussi), mais aussi Sébastien Bédoret (idem) passé près de l’exploit il y a deux ans et désireux de faire oublier une saison calamiteuse ainsi que Vincent Verschueren (VW Polo).

Du côté des outsiders, on citera encore le vainqueur surprise d’Ypres Pieter-Jan Michiel Cracco (Fabia), Xavier Bouche (Polo), Cédric De Cecco (C3), tandis qu’un Top 10 sera sans doute l’objectif de garçons comme Maxime Potty (Ford), John Wartique (Fiesta) ou les Cédric Verhees (C3) et Busin (Skoda).

On n’oubliera pas enfin de citer les ténors de la Stellantis Cup Charles Munster (Opel Corsa), Gino Bux, Anthony Martin ou Fred Caprasse (tous sur 208) que l’on pourrait vite retrouver dans le Top 15 d’une épreuve réunissant des dizaines de milliers de passionnés, tous atteints du virus du rallye contre lequel on a encore trouvé aucun vaccin…