Pierre Crevits, nouveau président de l'AFT : "Je veux démocratiser encore plus le tennis"

Pierre Crevits a été désigné comme successeur d’André Stein à la présidence de l’AFT. Une solide pointure aussi.

Thibaut VINEL
Pierre Crevits, nouveau président de l'AFT : "Je veux démocratiser encore plus le tennis"
Pierre Crevits s’inscrit clairement dans la continuité de l’œuvre d’André Stein. ©Belga

Le vote n’était qu’une simple formalité. Samedi, les membres du nouveau conseil d’administration ont été dévoilés. Hier soir, il leur restait à se répartir les différents rôles dont celui de président. Un candidat sortait nettement du lot : Pierre Crevits. Il a été désigné comme successeur d’André Stein. Il n’a rien d’un inconnu dans le giron du tennis wallon. Le président de l’AFT Namur Luxembourg a participé à la vie du tennis wallon depuis près de 40 ans.

CEO de Dexia, il a les épaules assez larges pour succéder à un monument comme André Stein. «J’ai conscience de cela», commence Pierre Crevits. «L’AFT a eu beaucoup de chance d’avoir un tel président.»

Avant d’exposer son plan stratégique, il a préféré mettre en exergue les points de force de l’action de son prédécesseur. «Il a toujours réussi à bien s’entourer. Son réseau a été incroyable. Il a connu 12 ministres des sports. Aucun n’a parlé en mal de lui. Il a noué des contrats de sponsoring sur le long terme. Il était à l’écoute, mais avait sa vision.»

Avec intelligence, le nouveau président entend perpétuer ces bonnes habitudes tout en y apportant la ‘Crevits touch’. Il articulera son action stratégique autour de 3 axes : modernisation, professionnalisation et démocratisation. «Ma volonté sera de renforcer ce qui a déjà été entrepris par André Stein. Je parle de changement dans la continuité. Je mettrai l’accent sur la démocratisation car nous devons élargir la base. Je rêve d’avoir un champion qui ne soit pas le fils ou la fille d’un joueur ou d’une joueuse de tennis. De plus, les parents sont plus exigeants en termes d’encadrement. Les enfants ne jouent au tennis que via des cours ce qui coûte cher. Je voudrais que les enfants se retrouvent entre eux sur un terrain.»

Le CEO de Dexia s’efforcera de maintenir des finances saines. «Nous avons hérité d’une situation saine», confirme-t-il.

Il se montre également optimiste et ambitieux sur un plan sportif malgré la traversée du désert. Derrière David Goffin, l’AFT n’a pas réussi à sortir de nouveaux champions. «Mon job consistera à faire le maximum pour mettre Thierry Van Cleemput et Steve Darcis dans les meilleures conditions. Je reste confiant. À 15-16 ans, David Goffin avait failli tout stopper. On connaît la suite de son histoire.»

Homme moderne, il a aussi conscience de l’importance d’une communication directe et efficace avec tous les clubs. Le 14 novembre, l’AFT organisera une journée à l’université de Namur où deux représentants par club assisteront à 8 ateliers autour de sujets concernant la gestion des clubs. «Je ne serai pas aussi présent qu’André Stein sur le terrain, mais nous formerons une équipe», conclut celui qui n’oublie pas les 26 clubs sinistrés par les inondations.