Tadej Pogacar: «Je ne peux pas décrire ma joie»

À moins de 23 ans, le Slovène va enlever ce dimanche le Tour de France pour la deuxième fois d’affilée!

IPM
Tadej Pogacar: «Je ne peux pas décrire ma joie»
©BELGA

Quel contraste avec son étourdissant chrono de l’an dernier à la Planche des Belles Filles. Dans les vignobles du Bordelais, Tadej Pogacar a pris du bon temps ce samedi. Le Slovène, que seul un accident pouvait menacer, a éprouvé de la difficulté à se concentrer et, surtout, à se dépasser. Ce n’est évidemment pas facile de sortir un temps canon quand on possède presque six minutes d’avantage sur son premier adversaire et qu’une chute peut ruiner vos efforts de trois semaines.

«J'ai tout donné, mais c'était vraiment différent du premier chrono en début de Tour, ce jour-là, j'avais bien plus d'adrénaline», avoua le Slovène. «J'étais bien préparé mais hier soir (vendredi soir), je n'étais pas supermotivé. On perd de la motivation dans la position où je me trouvais. J'ai donné le meilleur de moi-même. Ce n'était pas suffisant, mais cela reste une excellente prestation et je suis content de mon résultat.»

Le coureur d’UAE Team Emirates va donc remporter ce dimanche aux Champs Elysées un deuxième Tour de France consécutif, à moins de 23 ans.

«Je suis heureux que ça se termine, ce furent trois semaines exigeantes», disait encore Tadej Pogacar. «Nous avons roulé à bloc du matin au soir. Ce contre-la-montre s'est quand même bien déroulé, j'ai profité de chaque kilomètre, même si j'ai souffert, car il faisait tellement chaud. Il y avait tellement de supporters le long du parcours. J'étais surtout content de franchir la ligne, je ne peux pas décrire ma joie. Je ne peux pas comparer mes deux victoires, ce sont des circonstances très différentes, l'an passé, j'aurais déjà été heureux de finir deuxième, cette fois, j'ai eu plus le temps de savourer.»

Pour la première fois depuis de longs mois, Tadej Pogacar a revu Allan Peiper, son directeur sportif et ami, son mentor que la maladie a empêché d’être à ses côtés cette saison.

«Je ne l’avais plus rencontré depuis le mois de janvier, ça a été un moment très émouvant», avoua le futur double vainqueur de la Grande Boucle. «J’ai été très heureux de rouler cette étape avec son soutien et celui de l’équipe, de ma famille, de mes amis et de mes supporters.»